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10 juin 2019 1 10 /06 /juin /2019 07:23

Cet article est reposté depuis Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez.

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16 avril 2019 2 16 /04 /avril /2019 08:05
Notre-Dame de Paris . Gerard de Nerval

Notre-Dame est bien vieille: on la verra peut-être 

Enterrer cependant Paris qu'elle a vu naître;

Mais, dans quelque mille ans, le Temps fera broncher 

Comme un loup fait un boeuf, cette carcasse lourde, 

Tordra ses nerfs de fer, et puis d'une dent sourde

Rongera tristement ses vieux os de rocher!

 

Bien des hommes , de tous les pays de la terre,

Viendront , pour contempler cette ruine austère, 

Rêveurs, et relisant le livre de Victor ;

- Alors ils croiront voir la vieille basilique, 

Toute ainsi qu'elle était , puissante et magnifique, 

Se lever devant eux comme l'ombre d'un mort .  

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16 avril 2019 2 16 /04 /avril /2019 08:02
Cathédrale. Saint-Exupéry

Quiconque a dans le coeur une cathédrale à bâtir est déjà vainqueur. 

Sain-Exupéry 

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14 mars 2019 4 14 /03 /mars /2019 10:05

Il eût fallu peut-être, il eût fallu sans doute

Le galop du torrent, la fougue des tempêtes 

Pour habiller nos rêves, pour éclairer nos routes

Et suivre notre étoile jusqu'au bout de la fête.

 

Il eût fallu l'éclat des rires enfantins

Jetés sur les silences, creusets des lassitudes,

L'audace des oiseaux portés aux vents marins

Quand leurs ailes d'écume bravent nos solitudes .

 

Il eut fallu l'horloge aux auguilles arrêtées

Un accord oublié aux touches du piano,

Quelques grands paysages où il est bon d'errer

Sous la lune affranchie de tous ses oripeaux 

 

Il eût fallu nos mains par-dessus les saisons,

Le feu clair de nos bouches derrière les volets clos, 

Les étreintes joyeuses des corps à l'unisson,

Happés dans la douceur de l'infiniment beau.

 

Il eût fallu l'oubli et le secret des roses,

La feuille qui tournoie, le chant du rossignol.

Il eût fallu ce rien, cette fleur qu'on dépose

Dans les ombres du coeur tapissées d'herbes folles . 

 

M-C Drigeard 

Poème inédit 

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8 mars 2019 5 08 /03 /mars /2019 08:31
Les clés du royaume. Jacques Viallebesset

Regardez-moi 

Je ne suis qu'un mangeur de feu sans entrave

La frénésie du sang noir me dévore le coeur 

Cet élan, cette force, cette âme, ce courage

Qui sont si inutiles si l'on ne peut aimer 

 

A qui peut-on donner le meilleur de soi-même

Mon coeur est un cimetière couvert de cendres

Vivre sans la voir est le pays de la mort 

Pourtant j'ai une faim à manger les étoiles 

 

Entendez-moi

Je suis seul à rouler sur le bord des collines 

Par temps bas quand le vent chasse au loup 

Certes être vrai dans son chemin à toute heure 

Mais on ne dépasse qu'au trépas l'horizon 

 

Par elle j'ai perdu les clés de mon royaume 

Mon coeur de soleil fond comme cire d'abeille 

Le sillage du vent m'emporte vers son visage 

Ses lèvres chaudes comme plumes de perdrix 

 

Sur la margelle du soir une lanterne luit 

Il faut bien qu'il pense à elle comme elle à lui. 

 

Jacques Viallebesset . Extrait de Dans le vert des montagnes-En cheminant avec Gaspard

Editions Entrelacs . Illustré par Sat 

Prix 16, 50 E 

ISBN: 979-10-90174-52-8

Disponible chez votre libraire et sur www.dervy-medicis.fr , amazon.fr, fnac.com 

Les clés du royaume. Jacques Viallebesset
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5 mars 2019 2 05 /03 /mars /2019 10:34
Chronique. Paul Eluard

Le ventre gros du printemps 

C'est une femme qui naît 

 

Sous le poids du soleil vert 

Les nuages disparaissent 

 

Dans leur eau pure les bêtes 

Fendent les herbes du ciel 

 

La femme a levé la tête 

Et ses songes la dévoilent 

 

Le chemin de son sourire

Passe par ses seins d'oiseau

 

Que guettent les bêtes tendres . 

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4 mars 2019 1 04 /03 /mars /2019 08:43
Le pays sans visage. Jacques Viallebesset

Comme un enfant perdu je cherche un pays

Aux senteurs  de terre ambre  et de foin  froissé

Où se laisser porter par les murmures de l’eau

 

Sous ses paupières se cachent des noisettes

Dans ses halliers  les clairières sont des corolles

Le genièvre s’embrase aux flancs de ses vallons

Ses  replis ont l’odeur suave des narcisses blancs

 

La source où boire sous la mousse s’est tarie

Le froment du  bonheur  a perdu ses épis

Le chagrin ruisselle des cœurs les plus ardents

Je m’enfonce  dans le labyrinthe du vent

 

Où sont les collines où reposer ma tête

Avant de poser pied sur la margelle de la nuit

La vie  est un pays d’où la joie s’est enfuie

 

Poème inédit 

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7 février 2019 4 07 /02 /février /2019 09:31
Dit de la force et de l'amour. Paul Eluard

La lumière toujours est tout près de s'éteindre 

La vie toujours s'apprête à devenir fumier 

Mais le printemps renaît qui n'en a pas fini

Un bourgeon sort du noir et la chaleur s'installe 

 

Et la chaleur aura raison des égoïstes 

Leur sens atrophiés n'y résisteront pas 

J'entends le feu parler en riant de tiédeur 

J'entends un homme dire qu'il n'a pas souffert 

 

Toi qui fus de ma chair la conscience sensible 

Toi que j'aime à jamais toi qui m'as inventé 

Tu ne supportais pas l'oppression ni l'injure 

Tu chantais en rêvant le bonheur sur la terre 

Tu rêvais d'être libre et je te continue .

 

 

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6 février 2019 3 06 /02 /février /2019 09:36

Pour avoir mis le pied

Sur le coeur de la nuit

Je suis un homme pris

Dans les rêts étoilés...

 

Ce qu'il faut de nuit

Au-dessus des arbres

Ce qu'il faut de fruits

Aux tables de marbre,

Ce qu'il faut d'obscur

Pour que le sang batte,

Ce qu'il faut de pur

Au coeur écarlate,

Ce qu'il faut de jour

Sur la page blanche,

Ce qu'il faut d'amour

Au fond du silence.

Et l'âme sans gloire

Qui demande à boire,

Le fil de nos jours

Chaque jour plus mince,

Et le coeur plus sourd

Les ans qui le pincent.

Nul n'entend que nous

La poulie qui grince,

Le seau est si lourd.

 

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4 février 2019 1 04 /02 /février /2019 16:06

Je crois en l'homme , cette ordure

Je crois en l'homme , ce fumier

Ce sable mouvant , cette eau morte

 

Je crois en l'homme, ce tordu

Cette vessie de vanité

Je crois en l'homme cette pommade

Ce grelot, cette plume au vent

Ce boutefeu, ce fouille-merde

Je crois en l'homme, ce lèche-sang

 

Malgré tout ce qu'il a pu faire

De mortel et d'irréparable

Je crois en lui

Pour la sureté de sa main

Pour son goût de la liberté

Pour le jeu de sa fantaisie

 

Pour son vertige devant l'étoile

Je crois en lui

Pour le sel de son amitié

Pour l'eau de ses yeux, pour son rire

Pour son élan et ses faiblesses

 

Je crois à tout jamais en lui

Pour une main qui s'est tendue

Pour un regard qui s'est offert

Et puis surtout et avant tout

Pour le simple accueil d'un berger.

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Présentation

  • : L'atelier des Poètes - par Jacques Viallebesset
  • : VIVRE POETIQUEMENT, L'AMOUR VRAI, LA JOIE D'ETRE sont les trois facettes d'une seule et même chose qui se nomme: ETRE et ne pas seulement exister. Lorsqu'on vit poétiquement, forcément, ça laisse des traces....
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