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6 février 2019 3 06 /02 /février /2019 09:36

Pour avoir mis le pied

Sur le coeur de la nuit

Je suis un homme pris

Dans les rêts étoilés...

 

Ce qu'il faut de nuit

Au-dessus des arbres

Ce qu'il faut de fruits

Aux tables de marbre,

Ce qu'il faut d'obscur

Pour que le sang batte,

Ce qu'il faut de pur

Au coeur écarlate,

Ce qu'il faut de jour

Sur la page blanche,

Ce qu'il faut d'amour

Au fond du silence.

Et l'âme sans gloire

Qui demande à boire,

Le fil de nos jours

Chaque jour plus mince,

Et le coeur plus sourd

Les ans qui le pincent.

Nul n'entend que nous

La poulie qui grince,

Le seau est si lourd.

 

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4 février 2019 1 04 /02 /février /2019 16:06

Je crois en l'homme , cette ordure

Je crois en l'homme , ce fumier

Ce sable mouvant , cette eau morte

 

Je crois en l'homme, ce tordu

Cette vessie de vanité

Je crois en l'homme cette pommade

Ce grelot, cette plume au vent

Ce boutefeu, ce fouille-merde

Je crois en l'homme, ce lèche-sang

 

Malgré tout ce qu'il a pu faire

De mortel et d'irréparable

Je crois en lui

Pour la sureté de sa main

Pour son goût de la liberté

Pour le jeu de sa fantaisie

 

Pour son vertige devant l'étoile

Je crois en lui

Pour le sel de son amitié

Pour l'eau de ses yeux, pour son rire

Pour son élan et ses faiblesses

 

Je crois à tout jamais en lui

Pour une main qui s'est tendue

Pour un regard qui s'est offert

Et puis surtout et avant tout

Pour le simple accueil d'un berger.

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4 février 2019 1 04 /02 /février /2019 08:37
Coule une rivière. Jacques Viallebesset

                                                             à C.S

Je te vois ma fauve belle et tendre renarde

J'ai atteint le graal en touchant ta toison d'or

Tu habites un pays sous l'écorce des coeurs

Entourée d'elfes et du doux peuple des forêts

 

Dans la clairière de l'être coule une rivière

Dont la source est ton coquillage nacré

Où des belettes sans peur de vils prédateurs

Viennent comme moi se revivifier

 

Il est un pays souverain où deux amants

Bâtissent une légende à leur seul usage

Une histoire de l'Amour pour deux voix alternées

Dans le silence confondu de leur secret.

 

Poème inédit.

à Paraître in " La cinquième saison".

Tous droits réservés

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2 février 2019 6 02 /02 /février /2019 09:18
Tamnsin Abbott

Tamnsin Abbott

La biche est muette dans les harpes du vent 

Le cerf brame dans le silence du temps 

 

Plus de clairière verte en écartant les branches 

La fontaine est tarie où la main se penche 

 

Un gouffre béant s'ouvre dans la poitrine 

Les cendres du coeur ne seront plus farine 

 

Les larmes ruissellent tout au long du chemin

Où les pas de l'homme s'enfoncent dans le chagrin 

 

Il revoit sous ses paupières la biche blessée 

Vibrante dans ses mains qui la faisaient danser 

 

Les écureuils ont beau chercher leurs noisettes 

Le rouge-gorge est muet qui dort dans sa tête 

 

Tout ce qui revient au coeur l'emporte vers elle 

L'herbe qui tremble comme une ombre fidèle 

 

La rumeur des grands bois clame leur souffrance 

Eparpillant aux vents leurs mots d'espérance 

 

Ô temps évanoui de la cinquième saison 

L'homme va sur un fil au bord de l'horizon 

 

La solitude ravage les coeurs d'un grand feu 

Lui met genou en terre la cendre dans  les yeux . 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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23 janvier 2019 3 23 /01 /janvier /2019 09:44
Le bénitier des cerfs. Claude Legrand

Le bénitier des cerfs. Claude Legrand

Le vent tend sa paume de tendresse

Pour les accueillir nus dans son souffle 

A la clairière bleue du silence 

 

Le coeur d'un cerf bat dans celui de chaque homme 

 

Ils boivent à la margelle de la nuit 

Dans les senteurs d'eau et d'herbes froissées 

Le lac où ils s'abreuvent est un bénitier 

 

L'haleine du cerf et de l'homme sont mêmes 

 

Le peuple innombrable des étoiles 

Va se réveiller avec les elfes 

A la lisière dansante du soir 

 

Une confiance pareille enflamme leurs yeux . 

 

Poème inédit 

in " Le Plain-Chant des hautes-terres" 

Tous droits réservés 

 

 

 

 

 

 

 

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7 novembre 2018 3 07 /11 /novembre /2018 16:37
Pour saluer Giono 4 - Le grand troupeau . Jacques Viallebesset

J'ai vingt-deux ans et j'ai très peur de mourir 

Dans la boue mêlée du sang des bêtes et des hommes

Leurs yeux vitreux luisent comme ceux des moutons 

Dans le grand troupeau de cette folle boucherie 

 

Sous le brasillement d'étoiles qui remplit le ciel 

Ils sont des milliers qui roulent comme un ruisseau 

Derrière le bélier dans le verte fraîcheur moussue 

Chant éternel et vivant de la terre au cosmos 

 

Le temps est figé dans l'attente et l'angoisse 

Le monde est rétréci à cinq mètres de soi 

Au-delà le pays mystérieux d'où vient la mort 

L'aube se lève toujours sur des ruines horrifiées 

 

Au pays on allait au verger faire la sieste dans le foin 

Je la revois toute chaude avec ses mains à caresses 

Qui passait ses doigts dans l'épaisseur de mes cheveux 

Et j'ai cette grande faim dont elle est le pain 

 

Je veille dans la plaie d'un éclatement de mines

Avec des cadavres entassés comme parapet 

Une mitrailleuse rythme ma sourde inquiétude 

J'entends l'agonie lente d'un blessé entre les lignes 

 

Mon amour il faut que je te dise ce que j'ai fait 

J'ai levé haut la main à dix mètres et il a tiré

Comme le renard se ronge pour briser le piège 

Il me reste une main droite pour te caresser 

 

Le berger prit l'enfant dans ses bras en corbeille 

Et lui dit : tu aimeras les étoiles de la nuit 

Il te sera donné de porter le sac des autres

Et d'être au bord des routes comme une fontaine.

 

Jacques Viallebesset 

extrait de " Sous l'étoile de Giono" 

Editions Al Manar 

Disponible en lirairies, et editmanar.fr 

 

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16 octobre 2018 2 16 /10 /octobre /2018 07:50
Les pâturages du ciel . Claude Legrand - Jacques Viallebesset

Ici les arbres nus sont les piliers du ciel

Il entrouvre ses paupières de tendresse 

Sur une houleuse mer d'herbes vertes 

 

L'Ecir pousse les hommes jusqu'aux confins 

Leurs pas s'effacent dans la lumière des chemins 

Qui traversent les bleus pâturages du ciel 

 

Le limon des nuages et l'humus des coeurs 

S'unissent avec ferveur dans le silence 

Et la patience infinie de la source 

 

Notre sang bat dans la poitrine du vent 

Dans nos veines coule la sève des arbres 

Pour dire l'énigme absolue de l'univers 

 

Comme un épi se lève le chant de la terre 

Qui oblige l'homme à se tenir d'aplomb

Ici chaque aurore est la première .

JV 

Claude Legrand expose des peintures de la série Le plain-chant des hautes-terres accompagnées de poèmes inédits de Jacques Viallebesset 

du 4 Octobre au 3 Novembre 

Librairie Les volcans d'Auvergne à Clermont-Ferrand 

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4 octobre 2018 4 04 /10 /octobre /2018 15:41
Le Plain-Chant des Hautes Terres. Claude Legrand-Jacques Viallebesset

Claude Legrand expose des toiles de la série Le plain-chant des hautes-terres , accompagnées de poèmes inédits de Jacques Viallebesset 

du 4 Octobre au 3 Novembre 

Librairie Les Volcans 

à Clermont-Ferrand 

Nous vous invitons au vernissage 

le 9 Octobre de 17 à 18h30

Nous y dédicacerons nos ouvrages 

et partagerons avec vous le pot de l'amitié .

Le Plain-Chant des Hautes Terres. Claude Legrand-Jacques Viallebesset
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3 septembre 2018 1 03 /09 /septembre /2018 08:35

A peine a-t-on le temps de vivre

On se retrouve cendre et givre

Adieu

Et pourtant j’aurais tant à faire

Avant que les mains de la terre

Me ferment à jamais les yeux

Je voudrais faire un jour de gloire

D’une femme et d’une guitare

D’un arbre et d’un soleil d’été

Je voudrais faire une aube claire

Pour voir jusqu’au bout de la terre

Des hommes vivre en liberté

Assis entre deux équilibres

Dans ce monde qui se croit libre

Et qui bâtit des miradors

Je voudrais bien que nul ne meure

Avant d’avoir toutes voiles dehors

Aimé toutes voiles dehors

A peine a-t-on le temps de vivre

On se retrouve cendre et givre

Adieu

Et pourtant j’aurais tant à faire

Avant que les mains de la terre

Me ferment à jamais les yeux

 

De mes deux mains couleur d’argile

Je voudrais bâtir une ville

Blanche jusqu’au dessus des toits

Elle serait belle comme une

Chanson du temps de la Commune

Pétrie de bonheur hors-la-loi

Et puis que le printemps revienne

Pour revoir à Paris sur peine

Des enfants riant aux éclats

Lorca errant dans Barcelone

Tandis que l’abeille bourdonne

Dans le frais parfum des lilas

A peine a-t-on le temps de vivre

On se retrouve cendre et givre

Adieu

Et pourtant j’aurais tant à faire

Avant que les mains de la terre

Me ferment à jamais les yeux.

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3 septembre 2018 1 03 /09 /septembre /2018 08:21
Recours au poème. J Viallebesset

La poésie ne sert à rien, c'est justement ce qui en fait une valeur inestimable, nécessaire . Il n'y a rien de plus précieux, dans l'âge d'airain où nous sommes , que ce qui échappe à l 'absolue marchandisation du monde .

La poésie est l'ultime  recours contre la marchandisation de la vie, qui affirme l'irréductible suprématie du vivant.

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Présentation

  • : L'atelier des Poètes - par Jacques Viallebesset
  • : VIVRE POETIQUEMENT, L'AMOUR VRAI, LA JOIE D'ETRE sont les trois facettes d'une seule et même chose qui se nomme: ETRE et ne pas seulement exister. Lorsqu'on vit poétiquement, forcément, ça laisse des traces....
  • Contact

L'atelier des Poètes

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