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4 janvier 2018 4 04 /01 /janvier /2018 08:43
Les retrouvailles de l'enfant des fées. Jacques Viallebesset

Toujours une oreille au vent pour les bavardages

Des colporteurs des musiciens des mendiants

Qui passaient à l'auberge de la belle bergère

Gaspard sait-on jamais écoutait les rumeurs

 

Un jour où je gardais mes chèvres dans un bois

Un enfant pâle est apparu dans le brouillard

.............

Extrait de " Dans le vert des montagnes-En cheminant avec Gaspard"

Editions Entrelacs.

 

Les retrouvailles de l'enfant des fées. Jacques Viallebesset
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3 janvier 2018 3 03 /01 /janvier /2018 10:40
Gaspard des Montagnes-25iè veillée . Henri Pourrat

Jean-Marie se rappela comme Marguerite lui sembla singulière ce dimanche-là.

Elle, elle n'était pas allée depuis longtemps  chez la Perrine. Il lui parut que ce serait bon de prendre ces sentiers, au long des cassures de rocher, pleine d'aigrettes, de fils de rosettes crépues, de retrouver tout d'un coup du tournant la petite maison rousse. 

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30 novembre 2017 4 30 /11 /novembre /2017 16:17
Le fil des mots. Jacques Viallebesset

Le fil de mes mots me tient en équilibre 

Les bras grands ouverts en guise de balancier 

J'écris pour la venue d'un jour couleur d'orange

Nos vies sont balayés par un vent de cendres 

Mais je veux boire encore la liqueur des étoiles 

J'extrais le réel des archives du rêve 

Pour rendre visible l'infini des possibles 

Pour clamer haut les coeurs et bas les masques 

Une histoire qui commence court déjà vers sa fin 

Eclaireur de la lanterne de vérité 

J'écris pour insufler la vie aux jours vides 

Parce que aimer, boire, chanter et puis 

Le fil de mes mots me tient en équilibre 

Les bras grands ouverts en guise de balancier .

 

Extrait de CE QUI EST EPARS 

Disponible sur www.lenouvelathanor.com 

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30 novembre 2017 4 30 /11 /novembre /2017 15:27
Lecture de CE QUI EST EPARS . Pierre  Perrin pour La cause littéraire

 

Quatrième recueil de Jacques Viallebesset, «  Ce qui est épars » retient l’attention par bien des côtés. Déjà, comme son titre l’indique entre les lignes, il rassemble «  l’unité de soi( …) sur cette table de désorientation qu’est le monde », ainsi que l’auteur le consigne dans son Avant-dire. Ensuite le vers est maîtrisé, soutenu par un rythme et un sens qu’il est agréable de découvrir page après page. Enfin l’univers du poète s’avère fraternel dans l’absolu, sans peser. Il énonce ainsi des vérités qui font mouche : «  Vivre est une longue et lente initiation ! Où va celui qui oublie le chemin "  Ou bien « Nous vivons endormis dans un rêve éveillé / Les portes du songe donnent accès à la vie »

Jacques Viallebesset dont la modestie précise que son «  ombre ne fait d’ombre à personne » déplore la perte de la spiritualité qui affecte l’Occident et qui rend , selon lui, des «  humains /sans soif, sans faim, sans cœur, sans chair, sans désir ». Mais cette perte lui ouvre presque plus fort les yeux sur ces femmes embastillées dans du tissu des pieds au crâne, à qui il tend, comme à travers des barreaux, un très beau poème intitulé «  L’ultime violence » : «  Femmes aux larmes de peur séchées/ Le mal bestial assassine l’humanité/ J’entends, j’entends vos pleurs muets « 

Son ouverture au monde ne s’arrête pas à cette affirmation de l’égalité nécessaire entre les deux sexes. Il cherche et cerne bien la vérité de nos comportements. Il dénonce «  Le miroir effarouché de la duplicité ». Il écrit «  Tu combats pour faire rendre gorge aux profiteurs ». De l’autre coté, par le chant de l’amour mais pas seulement, il enchante notre présence au monde. «  J’entends vos pieds nus effleurer la tiédeur de la terre » . Le goût de la spiritualité , très discrète dans ce recueil, n’empêche pas de consigner par exemple «  Le monde enfin peut être beau/ Pas demain ici maintenant/ Puisque nous sommes vivants ». Il note encore : «  La vie coule de moi comme une brûlure » à quoi répondent les eaux mêlées du partage amoureux , qu’il suscite à ravir jusque dans d’autres images : «  Le pain a la saveur de ton rire ».

Comment, pour terminer, ne pas goûter cette sorte d’art poétique : «  J’écris pour la venue d’un monde couleur d’orange/ Nos vies sont balayées par un vent de cendres/Mais je veux boire encore la liqueur des étoiles/ J’extrais le réel des archives secrètes du rêve/ Pour rendre visible l’infini des possibles/ Pour clamer haut les cœurs et bas les masque(…) J’écris pour insuffler la vie aux jours vides/ Parce que aimer, boire, chanter et puis/ Le fil des mots me tient en équilibre/ Les bras grands ouverts en guise de balancier ». Cet art poétique est au service de la simplicité mais assez grandiose, qu’on en juge : «  Jamais rien de vrai ne meurt l’Amour est vivant/ Je ne suis qu’un homme porteur d’un humble trésor/ Marchant à la rencontre du soleil levant ». Ce recueil mérite donc plus que le détour d’une lecture .

Pierre Perrin . La cause littéraire

 

Le recueil Ce qui est épars est disponible sur

www.lenouvelathanor.com 

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29 novembre 2017 3 29 /11 /novembre /2017 09:05
Un soleil noir. Jacques Viallebesset

Nous sommes enfants de l'instant éternel 

Un jour je frapperai au portail de l'infini

Pour demeurer hors du temps et de l'espace 

Dans cette nuit absolue des trois moires

 

Je verrai dans cette obscurité mon ombre 

Comme un papillon face à un soleil noir 

Ayant vécu l'ultime métamorphose 

Dans ce réel au-delà de la réalité 

 

Abreuvé du nectar des fleurs de tournesol

J'aurais renoncé à toutes mes espérances 

Mais je vis cherchant ce qui n'existe pas encore 

Je n'ai pas décidé de la date de ma mort. 

 

Extrait de " Ce qui est épars"

Disponible sur www.lenouvelathanor.com

 

 

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28 novembre 2017 2 28 /11 /novembre /2017 08:21

Je ne suis fils de personne

Je ne suis d'aucun pays

Je me réclame des hommes

Qui aiment la terre comme un fruit

 

Au gré de l'amour

J'aimerais m'abandonner

Au rythme des jours

Et des nuits dévoilées

J'aime le goût d'écume

La saveur des embruns

La douce amertume

Des brumes du matin

 

Reverrai-je encore l'automne

Le temps des grandes marées

Puis l'hiver où tout frissonne

Puis un printemps puis l'été

Toutes saisons pour aimer

 

Au gré de l'amour

Peut-on s'abandonner

Quand on se souvient

Ce que sera demain

Contre les humains

Qui s'aiment dans leur coin

Les forêts d'acier

Fleurissent de barbelés

 

Sommes-nous si peu de choses

Des insectes trop petits

Ne sommes-nous donc plus des hommes

Pour nous laisser faire ainsi

Est-il encore temps d'aimer

 

Au gré de l'amour

J'aimerais m'abandonner

Dans un lit de sable

Par les vagues bordé

Sous le grand soleil

Avant d'être glacé

Au bruit des abeilles

Vivre le temps d'aimer

 

Reverrai-je encore les neiges

Les feuilles mortes s'envoler

Laissez-moi me prendre au piège

Du doux plaisir d'exister

Laissez-moi le temps d'aimer

 

Je ne suis fils de personne

Je ne suis d'aucun pays

Je me réclame des hommes

Qui aiment la terre comme un fruit

 

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26 novembre 2017 7 26 /11 /novembre /2017 15:08
Gaspard des montagnes 24iè veillée. Henri Pourrat

Un vendredi soir, à Ambert, Lucie vit Elmire Chargnat entrer cgez elle comme une furie.Quels cris, aussitôt, quelle violence de paroles et de gestes. Anne-Marie Grange avait dit à son cousin des choses affreuses: que Mlle Chargnat sentait l'échauffé comme une épaule de mouton! D'autres horreurs encore que l'hôtesse du Cadran-Bleu avait répétés à une dame.

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22 novembre 2017 3 22 /11 /novembre /2017 14:23
La grande battue . Jacques Viallebesset

Il fallait retrouver cet enfant disparu

L'idée d'une battue aux loups était venue 

Si les malandrins se terraient dans les forêts 

On en trouverait peut-être quelques traces 

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22 novembre 2017 3 22 /11 /novembre /2017 14:20
Gaspard des montagnes. 23iè Veillée . Henri Pourrat G

Gaspard et l'hôte s'écartèrent de la porte pour un officier qui rentrait, son sabre sous le bras: un grand homme sec, dans les quarante-cinq, cinquante ans.

- Un baron, un monsieur de. Il s'est arrêté ici pour faire des recherches dans les registres de curés sur les alliances de sa famille. 

-Un peu puant, hein?

- Oh, il cause.Il a servi en Espagne. A propos de l'incendie, je lui parlais du Dragon: il m'a dit qu'ils avaient peu-être fait le coup de pistolet ensemble .

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5 novembre 2017 7 05 /11 /novembre /2017 09:18
Gaspard des montagnes 22iè veillée . Henri Pourrat

Lorsque Anne-Marie s'éveilla, dit la vieille, elle crut qu'elle continuait son rêve .

.... C'avait été une longue salle rouge, une sorte d'entrepôt encombré de ballots, de coffres, de bahuts. Sous les fenêtres montait le bruit d'un peuple en émotion.Un personnage qui avait une figure aigre et très rouge, aussi, couperosée, - certainement don mari, certainement Robert, - les guettait d'un coin de cette salle. Quelle peur l'oppressait. Elle se sauvait, entrainant l'enfant, sans pouvoir empêcher qu'il se cognât aux coffres. Mais alors, comme il arrive dans les rêves, les coffres étaient des mulets chargé de bennes .....

 

Gaspard des montagnes. Henrri Pourrat 

Editions Albin Michel 

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Présentation

  • : L'atelier des Poètes - par Jacques Viallebesset
  • : VIVRE POETIQUEMENT, L'AMOUR VRAI, LA JOIE D'ETRE sont les trois facettes d'une seule et même chose qui se nomme: ETRE et ne pas seulement exister. Lorsqu'on vit poétiquement, forcément, ça laisse des traces....
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