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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 07:09
ô dive joie

Tu es venue

Toi la sans sommeil

La nubile

Poser sur l'arc en ciel

Tes breloques dociles

Et sur le ciel soucieux

L'alphabet de l'oubli

 

Ô dive joie

Je t'attendais

Depuis l'aube des temps

Je t'attendais

Sur le perron d'enfance

Sur la ville courroucée

Sur la prime fenêtre

Dur le verbe édifiée

Au plus près de sa source

 

Ô dive joie

Ma constellée

Ma palme

Lorsqu'il m'est apparu

Paré de mille flammes

A la charnière avide

Où se dissout la nuit

Lui

Sur le mascaret

Flamboyant de la vie

J'ai cru mourir et naître

Sous le feu de son âme

 

ô dive joie

Tu es venue

Toi la sans sommeil

La nubile

Poser sur l'arc-en-ciel

Ton alphabet docile

Et sur le ciel soucieux

Tes breloques d'oubli

 

 

Sylvie Mehaut est l'auteur d'"Immanences" ( Prix Heredia 2010 de l'Académie française) et de " Vent de lune" . Editions Atlantico. son blog www.sylviemeheut.com

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 07:48

Lève-toi et combats d'un coeur résolu . Indifférent au plaisir et à la douleur, au gain et à la perte, à la victoire et à la défaite, combats de toutes tes forces.

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 07:47
L'alchimie de mes désirs. Jacques Viallebesset

Où en suis-je dans ce monde

Où je vis sans lui appartenir

Où en est le chevalier nu

Sous son armure qui erre

A quelques encablures

De je ne sais quel port vide

La dame le diable et la mort

Mènent leur danse macabre

Je chevauche mes chimères

 

Où irai-je en quel temps

Le vieux monde se dissout

L'oeuvre au noir se mue au rouge

Pour brûler les ailes de la mort

En moi un chaos s'ordonne

Sur le grimoire de l'innocence

Il me faut tout recommencer

Ecrire sans fin le palimpseste

D'une vie infinie vouée

A l'alchimie de mes désirs .

 

Extrait de " Ce qui est épars"

Parution mai 2015

Recours au poème éditeurs

commande à www.recoursaupoemeediteurs.com

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 07:38

Il faut être toujours ivre. Tout est là: c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut s'enivrer sans trêve.

 Mais de quoi? De vin , de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous.

Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, dans la solitude morne de votre chambre , vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile , à l'oiseau, à l'horloge, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, damandez quelle heure il est et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront"il est l'heure de s'enivrer! Pour n'être pas les esclaves martyrisés du Temps, enivrez-vous sans cesse! De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise.

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 07:32

                                                               Pour l'ami qui approche et pour l'ami lointain Nous monterons de la vallée

où les insectes s'amenuisent

en pleine nuit     sans parler

pour entendre le vent et nos tempes soumises

 

L'alouette de l'aube 

entre la nuit qui passe et la nuit qui attend 

réinvente le chant que tes silences apaisent 

 

Nous monterons de la vallée 

sur les sentiers perdus dans le schiste et la glaise

et nos pas souverains     à deux pas de l'abîme

soulèveront ensemble des poussières d'étoiles .

 

Poèmes au secret. Editions Le nouvel athanor  

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 08:14
La nuit tragique. Jacques Viallebesset

Les bois noirs avaient pris mauvaise renommée

Autour de la grosse demeure de granit gris

Le vent sifflait dru dans les branches des sapins

Colportant de sombres histoires de bandits

 

Trois jours à rester seule dans cette forteresse

Sous une neige d'angoisse qui serrait le coeur

Entre chien et loup montait en elle une frayeur

Que ne dissipaient pas les flammes de l'âtre

 

Anne-Marie avait peur sous la courte-pointe

Rouge du lit-placard qu'animaient des lueurs

Point de loup-garou ni de farfadets des rêves

Mais un homme sortant en rampant de sous le lit

 

Sondant les cloisons mettant à bas les tiroirs

Fouillant le secrétaire remuant des papiers

Puis ouvrant une fenêtre sifflant dans la nuit

Il sortit attendre à l'extérieur les malandrins

 

Fermé dehors derrière la lourde porte de chêne

L'homme suplliait pour reprendre son couteau

Avançant sa main blanche baguée sous le vantail

Anne-Marie lui trancha d'un coup le petit doigt

 

Je jure de te faire crier pitié quelque jour

Hurla-t-il s'enfonçant dans le sang de la nuit

C'est ainsi que commença la triste histoire

Des brigands enfuis dans la forêt des malheurs.

 

Extrait de " Dans le vert des montagnes-Sur les pas de Gaspard"

A paraître 

 

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25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 09:11
Le Berger. Jean Giono

Malgré la pluie qui clapote dans le feuillage des acacias,

il viendra tout à l'heure le sage qui,

solitaire, habite de l'autre coté du chemin

cette maison ceinte d'aubépines et de ronces rouges .

Nous irons nous asseoir sous le rosier si épais

que le pluie ne le traverse pas.

Je porterai la cruche de vin doux ,

l'eau dans laquelle a bouilli l'hysope

et la petite jarre d'olives vertes.

Quand il aura mangé et bu et purifié ses mains

dans l'eau parfumée,

il aplatira près de lui la terre avec la semelle de sa sandale et,

du bout de son bâton,

il dessinera les mystérieuses figures

où sont prisonniers les dieux et les déesses.

Alors, nous discuterons ensemble

les mérites de chacun

et le duvet gris du ciel, la voix de l'eau,

le champ de tulipes, l'odeur du vent marin

nous fourniront les arguments alternés,

jusqu'à l'heure où

Vénus s'allumera sur le dos de la colline.

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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 08:49

A l'échelle du cosmique, seul le fantastique a des chances d'être vrai.Teilhard de Chardin

 

Vengeurs-1

Chapitre 1

 

Paris , 7iè jour de Nivose, an 2

 

Le pinceau du premier rayon du jour entra par la lucarne de la salle de cuve.Sous ces voûtes noircies, où régnait une fraîcheur humide de cave, qui avait une odeur de pierre et de chiffons mouillés, c'était chaque jour le même signal. Martial, ceint d'un tablier de toile blanche,penché au-dessus de l'auge fumante remplie d'une bouillie fine et blanche, se redressa, faisant apparaître son long visage où brillait sur ses lèvres un sourire empreint de tendresse, au coin duquel flottait un soupçon d'ironie. Plantant ses yeux clairs dans le regard de Gaspard, son compagnon qui lui faisait face, il attendit quelques minutes, en silence, rituel immuable, que le rayon vint se poser au centre de la cûve où baignait la pâte laiteuse.A ce moment précis, comme saluant le soleil selon la liturgie d'on ne sait quelle antique religion pâïenne où on se dirait en soi:"c'est un beau jour pour mourir", il plongea , solennelement, son châssis de fils de laiton entrecroisés dans la pâte, l'en retirabien à plat, donnant un coup de poignet sec pour qu'elle s'étale sur la forme comme une fine couche de neige, tour de main qu'il lui avait fallu des années d'apprentissage pour acquérir.Ce qui faisait, en maïtre papetier qu'il était devenu, qu'il avait la fierté de la belle ouvrage accomplie.

Puis, il fit glisser le cadre à Gaspard, son compagnon, qui le renversa avec une délicatesse que l'on n'aurait pu soupçonner chez un tel gaillard, sur une pile de feutres entassés. Alors apparut, dans sa blancheur virginale, la dernière feuille de papier fabriquée de la nuit.

Cela faisait dix ans, depuis qu'il avait quité les montagnes du Livradois et qu'il avait repris cette fabrique, ce moulin à papier installé sur la rive de la Bièvre que, nuit après nuit, se reproduisait, dans la tradition , le même rituel. Pendant que Gaspard et l'apprenti actionnaient l'énorme vis de la presse afin d'évacuer l'eau contenue dans les feuilles en ahanant, Martial caressa la dernière feuille de papier fabriqué et suivit, du bout de l'index, le filgrane innervé dans le papier: un coeur au centre duquel était inscrit un oeil , surmonté du chiffre quatre. Il fit ce geste machinal avec nostalgie car ce filigrane lui rappelait celui du moulin d'Ambert où il avait fait son apprentissage. Puis il poussa la porte séparant le moulin de son logis. Il se dirigea droit sur la cheminée où s'étaignait le feu de la nuit, s'agenouilla devant elle, mit trois bûches, se saisit du tisonnier,raviva les braises sous la cendre jusqu'à ce que les flammes se remettent à éclairer la pièce et que les bûches bourdonnent.

........................................................................

 La Conjuration des Vengeurs. Roman , de Laurent Ducastel et Jacques Viallebesset est paru aux éditions Dervy. Adapté en Bande dessinée aux Editions Glénat ( La Vallée dez hommes et Les Nobles Voyageurs), ils sont disponibles dans toutes les " bonnes" librairies .

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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 08:18

Qui n'aime pas l'eau pure a le coeur peu sincère

Qui n'aime pas le pain mal juge de la terre

Qui se calfeutre et n'aime pas le vent

N'aura pas l'aventure et n'aura pas l'espace

Ni les peurs du départ ni son destin devant.

Celui-là passe et ne sait pas qu'il passe.

 

Qui n'aime pas le feu hait la vie ou la craint

Flamme mouillée cet brûlure de joie

Qui forge les grands troncs et cisèle les brins,

Les poissons de métal, les oiseaux plume à plume,

Les fauves, les serpents pour qu'ils mangent et soient,

Et les fusées d'insctes qui s'allument.

 

Qui n'aime pas la nuit n'aime pas la pensée

Abîme à des triangles d'astres suspendu

Où les parfums de l'herbe et les vies tépassées

Tressaillent, et le monde aux dedans défendus.

 

Qui n'aime pas la mer jamais n'aima le rêve.

Stupeur des ports qui balancent leurs mâts

Déchéance éternelle et gloire de la grève,

Perle conçue aux sources des climats.

 

Qui n'aime la pudeur jamais n'aima.

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23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 08:53
Humus. Jacques Viallebesset

Des eaux souterraines abreuvent mon coeur

D'une source résurgente du fond des âges

Venue sous l'humus des sous-sols de la vie

D'un sang ancien s'élance une sève nouvelle

 

Cet humus qui me fait homme de racines

Dans la forêt pleine de vents et de tempêtes

Nourrit la montée sans fin des sucs du futur

Pour qu'éclatent les bourgeons de la parole .

 

Poème inédit à paraître en Mai 2015 in

CE QUI EST EPARS

Chez Recours au poème éditeurs

www.recoursaupoemeediteurs.com

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Présentation

  • : L'atelier des Poètes - par Jacques Viallebesset
  • : VIVRE POETIQUEMENT, L'AMOUR VRAI, LA JOIE D'ETRE sont les trois facettes d'une seule et même chose qui se nomme: ETRE et ne pas seulement exister. Lorsqu'on vit poétiquement, forcément, ça laisse des traces....
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L'atelier des Poètes

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