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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 09:34
Dans la marge 7. Jacques Viallebesset

J'aurais voulu être celui-là qui vient

Porteur d'une joie d'être à partager

Avec tous les humains qui saignent

De leurs rêves d'espoirs blessés

Je porte en moi les sucs de la terre

La danse de flamme du sang au coeur

Ma poitrine se gonfle du vent des astres

J'halète de la sève de tout ce qui vibre

Frémit palpite et vit au rythme des saisons

 

Je voudrais être celui-là qui vient

Un arc-en-ciel doux dans les tempêtes

Un magma de joie monte de mon ventre

Je t'ai retrouvée et te tresse dans mes bras

Tes yeux fon chanter toutes les sources

La joie est là bruissant dans ton feuillage

Bourgeon tendre gorgé de résine vivante

Tu es en moi comme le noyau dans son fruit

Ma joie ne demeurera que si elle est ienne.

 

Poème extrait de " Sous l'étoile de Giono". Edition Al Manar/ Alain Gorius 2014.

Disponible en librairies, amazon. fr, fnac.com et le site de l'éditeur

www.editmanar.com

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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 09:33

Connaissez-vous la rose-lune

Connaissez-vous la rose-temps

L'autre ressemble autant à l'une

Que dans le miroir de l'étang

L'une à l'autre se reflètant

 

Connaissez-vous la rose amère

Faite de sel et de refus

Celle qui fleurit sur la mer

Entre le flux et le reflux

Comme l'arc après qu'il a plu

 

La rose-rouge et la rose-me

Par bottes au marché vendues

La rose-jeu la rose-gamme

Celle des amours défendues

Et la rose des pas perdus

 

Connaissez-vous la rose-crainte

Connaissez-vous la rose nuit

Toutes les deux qui semblent peintes

Comme à la lèvre est peint le bruit

Comme à l'arbre est pendu le fruit

 

Toutes les roses que je chante

Toutes les roses de mon choix

Toutes les roses que j'invente

Je les vante en vain de ma voix

Debant la rose que je vois.

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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 09:36

Si quelqu'un ne parvient pas

A voir clair dans son être

Son esprit est une vître opaque

Qui le cache à lui-même

Il est aveugle à son âme:

Feu divin qui flamboie

Dans l'âtre de son corps

Il parle et agit obscurément.

Mais s'il arrive à être lucide

Il laisse filtrer la lumière

La vérité sur sa nature

Qu'il saisit et offre aux autres

Sous la forme éclairante

De paroles et d'actes sages.

 

 

 

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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 10:00

En brassant indifféremment enfer et paradis, la mémoire du corps rappelle qu'elle est à l'instar de la nature un chaos qui s'ordonne ou prolifère selon que je tente ou non de le gouverner humainement. Si la blessure du passé m'est une souffrance ou une irritation, ce n'est pas en me lamentant ou en la contemplant que je vais la guérir et la cicatriser, c'est en misant sur la mue,et mieux sur une transmutation.Quelque chose doit maintenant sortir, et je veux que ce soit du renouveau. Tous les renouveaux sont scellés du nom secret d'un amour.

Ma folie d'être follement heureux , c'est que l'amour de la vie soit en moi et que moi je sois en elle.Elle prend le visage d'une femme.Gorgone a retrouvé le visage solaire et radieux de l'éternelle Yseult.Eurydice sort seule de l'Erèbe et sauve de la mort ceux qu'elle croise.

Ce n'est pas un retour à l'enfance, c'est l'enfance qui, sans cesse ranimée,me nourrit , dans le défi insensé d'entrer dans unautre temps que le temps de l'écoulement, afin que, si loin que m'en écartent les années, la source soit toujours à portée.

RV

 

Le chevalier, la dame, le diable et la mort.

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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 09:55

 

Je ne suis qu'un homme parmi les hommes, mais j'ai répondu sous le bandeau et j'ai gravi les trois marches. J'ai vu l'étoile flamboyante, j'ai fait le signe. Je suis un maillon de la chaîne. La chaîne est longue.Elle remonte jusqu'au siècle d'Hiram, et peut-être plus loin encore.

On trouve notre signe sur les papyrus que l'âge a teinté d'ocre, sur les feuilles où le calame a tracé les plhrases les plus belles qu'on ait pu lire.

On trouve notre signe sur les hautes cathédrales aux sommets sublimes aérées par les ventd des siècles.

On trouve notre signe jusque sur les conquêtes de l'esprit qui font l'humanité mailleure, sur la partition de Mozart, sur la page de Goethe, le livre de Condorcet, les notes d'Arago.

Et pourtant, je ne suis qu'un homme parmi les hommes, un homme sans orgueil, heureux de servir à sa place, à son rang, je ne suis qu'un maillon de la chaîne, mais je me relie à l'univers dans l'espace et dansle temps.

Je ne vis qu'un instant mais je rejoins l'Eternel.

Ma foi ne saurait faire couler le sang, je ne hais point, je ne sais pont haïr.

Je pardonne au méchant, parce qu'il est aveugle, parce qu'il porte encore le bandeau, mais je veux l'empêcher de mal faire, de détruire et de salir.

A ma place , debout et à l'ordre, j'ai travaillé de mon mieux.

Je me suis dépouillé des métaux, j'ai combattu jusqu'à la limite de mes forces le fanatisme et la misère, la sottise et le mensonge.

Je ne crains rien, pas même ce sommeil qu'on appelle la mort.

J'espère supporter la souffrance avec l'aide des miens, je saurai subir ce qui doit être subi parce que c'est la loi commune.

J'aurai dégrossi la pierre, accompli ma tâche en bon ouvrier par l'équerre et le compas.

Quand je partirai, formez la chaîne.

Rien ne sera perdu de ce qui fut donné. Je resterai toujours parmi vous car je vous laisserai le meilleur de moi-même, ô fils de la Lumière, mes frères

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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 10:35

Entrer dans la concordance du vivant ne relève pas d'une contemplation mystique mais d'un défi quotidien, d'une volonté alchimique où la matière brute du désir se transmute en puissance d'incliner en faveur de la Vie l'incertitude des circonstances.

Nombre d'évidences prennent des siècles parfois avant de se manifester.

Nous n'acceptons du monde que ce qui renait à la Vie.

Nos désirs n'auraient pas de fin si nous ne mettions tant de soins à leur en assigner une. L'gnorance dont nous les entourons abrite le plus souvent la vocation de nous abîmer en regrets.C'est ainsi que la mort et le morbide viennent avant l'heure.

L'état de résignation,d'où viennent tous les malheurs , a accoutumé de regarder le bonheur comme une brève éclaircie dans le ciel de l'ordinaire tyrannie.Les moments heureux ont toujours été reçus avec cette méfiance qu'éveillent l'insolite clémence de la fatalité et le caprice de ceux qui s'arrogent le droit de les dispenser. Rien ne changera que dès l'instant où nous nous mettrons tout à la fois dans la tête et dans le corps que le bonheur ne s'acquiert pas comme une prime de retraite, qu'il relève d'une création permanente où il ne doit rien qu'à lui-même.

La meilleure façon d'ôter la satisfaction au désir, c'est de l'espérer au lieu de la vouloir sans fin.

On meurt de lassitude à ne s'atteindre jamais. Qui arrive en revancheà se tenir au centre de sa vie comme au point d'une gravitation universelle échappe en un moment à cet éparpillement de l'espace et du temps qui caractérise la "survie". Toute création de soi part de cette situation-là pour la construire.

Nous cédons trop aisément à une réaction de défense; rechercherv une "protection", c'est inviter l'ennemi chez soi sous prétexte de l'amadouer. A invoquer la peur, on pénètre sur un terrain de chasse. Seul le patient exercice de la volonté de vivre dissipe la crainte que parsème une "nécessité" qui n'est pas la notre.

Tu peux tout parce que tu ne dois rien.

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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 10:29

C'était une neige amie- nos pas y trouvaient

raison d'être, notre histoire se confondait

avec les premières fenêtres ouvertes sur

les prés qu'allégeait le silence. C'était  

 

la neige des messagers qui rayonnaient

dans nos espoirs, nous esquissions quelques

regards en direction des montagnes,

et les sommets nous renvoyaient la clarté

 

presque aveuglante de leur harmonie-oui

c'était une neige accomplie, aussi joueuse 

que les enfants cachant secrets et facéties 

 

dans les greniers assoupis ou les ateliers

odorants que les copeaux encore frais 

saturaient de parfums qui prenaient à la gorge.   

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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 09:11

Je ne redoute pas cet hiver qui s'avance,

ni le gel qui durcit la terre et fige l'eau

cependant que le froid vous rampe dans les os;

ni la neige couvrant de son moelleux silence

la campagne déserte et les toits des hameaux . 

 

L'hiver que j'appréhende est celui de l'absence,

ce vide autour de moi lorsque tu n'es pas là

quand les loups du désir griffent le matelas,

que je te sais aussi maudissant la distance

qui te maintient trop loin du cercle de mes bras.

 

Je t'aime, t'aime, t'aime à toujours le redire,

tu m'aimes, m'aimes, oui, à n'en jamais douter;

au moins l'aurons-nous su et aurons-nous goûté

aux féeriques fruits que ce double délire

a porté dans nos coeurs à leur maturité.

 

Je voudrais t'enlacer comme fait le lierre,

couvrir de mes baisers ton tendre corps offert,

pénétrer dans ta chair telle en fjord la mer,

entendre ton ressac en appeler à Pierre

et moduler après ton nom à ciel ouvert...

  

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 09:53

La neige après les frimas

traine encor le long des bois

Les nuées d'un hiver en fuite

s'attardent sur l'horizon.

 

Les chemins douteux du ciel

les chemins boueux du monde

le ruisseau des jours abreuve

les troupeaux d'instants.

 

Ma vie pareille à la tienne 

aussi simple qu'insoluble

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 08:25

La tout première tâche de chaque homme est l'actualisation de ses possibilités uniques, sans précédent et jamais renouvelées, et non pas la répétition de quelque chose qu'un autre, fût-ce le plus grand de tous, aurait déjà accompli.

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Présentation

  • : L'atelier des Poètes - par Jacques Viallebesset
  • : VIVRE POETIQUEMENT, L'AMOUR VRAI, LA JOIE D'ETRE sont les trois facettes d'une seule et même chose qui se nomme: ETRE et ne pas seulement exister. Lorsqu'on vit poétiquement, forcément, ça laisse des traces....
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