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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 05:00

Le voyage on le fait sur un cargo de charbon

Reste-t-il un port où l'on ne s'est pas encore battu?

Reste-t-il une tristesse que nous n'ayons pas encore chantée?

L'horizon qu'on voyait chaque matin devant

Ne l'a-t-on pas vu chaque soir derrière?

Que d'étoiles ont filé devant nous

Frôlant les eaux.

Chaque aurore n'était-elle pas le reflet

De notre grande nostalgie?

On y va malgré tout, n'est-ce pas, on y va.

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 05:00

Etrangement calme et serein

Un poète se tient assis

A sa table toute une nuit

Griffant de lugubres quatrains

On murmure  qu’il se repait

L’esprit des pétales fanées

D’une rose rouge qui penche

Son pied dans un verre de sang

Etrangement calme et serein

Un poète me déshabille

Crie une rose dans la ville

En se cachant des doigts le sein

Un poète d’étrange manière

D’un petit canif argentin

Dans les os du doigt de sa main

Cherche une rime avec…il rêve

On chuchote mais ce sont des bruits

Qu’il a jadis perdu l’esprit

D’avoir trempé sa plume à tous

Les encriers pleins de vin doux

Tout doucement d’étrange manie

Un poète au cœur argentin

Crie la rose au creux de sa main

Un poète me déshabille

Dans un verre de vin rouge sang

Chante une rose nue qui danse

Un poète étrange se penche

Et tombe sur son cou tout blanc

Il est rouge rouge de sang

Le cœur du poète imprudent

Chante une rose nue qui danse

Dans un verre de vin rouge sang

Il est rouge rouge de sang

Le cœur du poète imprudent.

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 05:00

Tu me cherchais?

Ne me cherche jamais

Je suis là

Embrassée du coeur aux chevilles

Dans tes mains d'homme et ta mémoire

Et nouée comme une pièce d'or

Dans le trésor confidentiel de ta vie,

Brigandée dans l'envers du temps

Ne me cherche jamais,

Je suis là,

La nuit peut bien sécher ses grands trainsd'herbes fauves

et lancer sur ses rails le convoi des saisons,

elle peut bien passer de l'une à l'autre

sur ses passerelles d'orage ou le vent sans ciel

Des froids,

Elle peut bien apporter ce qu'elle voudra,

Ce qu'elle pourra,

Sa rançon de fatigue ou sa nuée de rêves

Je suis là où tu voulais que j'aille,

Ne me cherche jamais,

Nous allons là où ceux qui s'aiment vont ensemble,

Epaule contre épaule,

Dans le vent des solstices.

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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 05:00

Un jour,

Un jour, bientôt, peut-être,

Un jour j'arracherai l'ancre qui tient mon navire loin des mers

 

Avec la sorte de courage qu'il faut pour être rien et rien que rien

Je lâcherai ce qui paraissait m'être indissolublement proche.

 

Je le trancherai, je le renverserai, je le romprai, je le ferai dégringoler.

D'un coup dégorgeant ma misérable pudeur, mes misérables combinaisons

Vide de l'abcès d'être quelqu'un , je boirai à nouveau l'espace nourricier.

 

A coups de ridicule, de déchéances(qu'est-ce que la déchéance?), par éclatement

Par vide, par une totale dissipation-purgation, j'expulserai de moi la forme que l'on croyait si bien attachée, composée, coordonnée, assortie à mon entourage

Et à mes semblables, si dignes, si dignes mes semblables<<<<<<<<<<<.

 

Réduit à une humilité de catastrophe, à un nivellement parfait comme après une immense trouille.

Ramené au-dessous de toute mesure à mon rang réel, au rang infime que je ne sais quelle-idée-ambition m'avait fait déserter.

Anéanti quant à la hauteur, quant à l'estime.

Perdu en un endroit lointain(ou même pas), sans nom, sans identité.

 

CLOWN, abattant dans la risée, dans l'esclaffement, dans le grotesque, le sens que toute lumière je m'étais fait de mon importance.

Je plongerai.

Sans bourse dans l'infini-esprit sous-jacent ouvert à tous, ouvert moi-même à une nouvelle et incroyable rosée.

 

A force d'être nul

Et ras

Et risible...

 

Clown .

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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 05:00

Il doit y avoir une couleur à découvrir,

Un assemblage de mots caché,

Il doit y avoir une clé pour ouvrir

La porte de ce mur démesuré,

 

Il doit y avoir une porte au Sud

Une corde plus tendre et résonnante

Une autre mer qui nage dans un autre bleu,

Une autre hauteur de voix qui chante mieux.

 

Poésie tardive toi qui n'arrives

A dire même pas la moitié de ce que tu sais:

Ne te tais pas, ne renie pas

Ce corps de hasard où tu ne tiens pas.

 

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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 05:00

légère en son vol

sur la clairière,

flèche vive, tour à tout

vers le haut, vers le bas,

à la lisière de l'étang

 

transparente ses ailes

frêle sa taille

frémissante et fébrile,

s'ouvrant à l'aube,

au soleil grandissant

 

cette libellule,

ce fut toi, aujourd'hui

je rêvais, je te vis,

une plume, une lueur,

une flamme, un don.

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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 05:00

Un jour par un petit trou de l'aube

un raisin noir tomba

qui s'en alla roulant

jusqu'au pied des murailles

de l'éternité

et quand le raisin s'écrasa

contre l'éternité dure

de son sang sucré je naquis

moi le berger de paroles

 

Mon pays

c'est le pays des pélerins

mon pays

c'est un ruisseau qui va trébuchant

cherchant son chemin d'ivrogne

de mont en val de val en mer

mon pays

c'est peut-être une étoile

une figue qui tombe

dans la bouche de dieu

qui tombe rouge comme un coeur

mon pays

mon pays c'est l'âme du monde

où demeurent toutes paroles humaines

et moi je suis berger de paroles

voilà ma vie

 

Un jour par un petit trou de la nuit

un raisin blanc tombera

qui s'en ira roulant

jusqu'au pied des murailles de l'éternité

et quand ce raisin s'écrasera

contre l'éternité dure

dans son sang je me noierai

dans un raisin blanc je mourrai

moi le berger de paroles.

 

 

 

 

 

 

 

 

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 03:00

La terre est bleue comme une orange

Jamais une erreur les mots ne mentent pas

Ils ne vous donnent plus à chanter

Au tour des baisers de s'entendre

Les fous et les amours

Elle sa bouche d'alliance

Tous les secrets tous les sourires

Et quels vêtements d'indulgence

A la croire toute nue.

 

Les guêpes fleurissent vert

L'aube se passe autour du cou

Un collier de fenêtres

Des ailes couvrent les feuilles

Tu as toutes les joies solaires

Tout le soleil de la terre

Sur les chemins de la beauté.

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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 05:00

Licorne au corps si doux de femme

Fine tête de demoiselle

Le verbe amour blesse ton âme

Ton rire tremble jusqu'au ciel

Dans les seigles tu dis: je t'aime

J'aime le feu que tu réclames

 

Tu pratiques jeux de eunesse

Licorne folle de mes yeux

Dans les seigles que le jour blesse

Ta voix veinulée qui me veut

Femme qui naît de ma tendresse

Tes jambes nues, ta bouche bleue.

 

Folle, ma folle je veux croire

A la vérité de ta peau

Tes yeux, tes seins réclament gloire

Ta bouche déchire les mots

Tu marcheras dessus les eaux

Je chevaucherai ta victoire.

 

Bouche contre bouche au galop

Par les seigles et les forêts

Folle, tous les cris que je te tais

Mes lèvres mouillées de tes mots

Tes mots rouges comme des plaies

Ton rire en moi comme un sanglot.

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 05:39

Pour ceux qui n'entendent pas

Pour ceux qui sont bien deça de la parole

Pour le pêcheur au bord du fleuve

Et sa ligne lui prend le soleil et les feuilles

Pour la femme dans la maison

Ses mains déposées sur les meubles

Pour l'enfant voleur de clés

Pour ceux qui ne sont pas allés

Vers les fontaines lumineuses 

Je dis ces mots qui ne sont rien

Mais qui éprouvent ma tendresse

Car vient le temps

Où je pourrais marcher sur terre

Et me suivront tous ceux qui n'ont pas méconnu

Le pouvoir enchanté du flot

Et veilleront à mains jalouses sur les roses

Voici que les charrues glissent dans mes cheveux

Voici que mes poumons comme des moissonneuses

Eparpillent des mots légers dans le ciel bleu

Je retrouve vivant mon coeur chaud sous la glaise

Je suis capable de parler sans m'interrompre

Aussi longtemps qu'il le faudra

Parce qu'il est entendu que nous sommes là

Pour nous répondre

Que nous sommes là pour tout confondre

Nos mains

Nos lèvres

Et la fumée de nos deux cigarettes

Parce que c'est un jour à ouvrir les fenêtres

A rire et à chanter

A oublier le nom de ceux qui ne sont pas encore arrivés

De ce côté-ci de la terre.

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Présentation

  • : L'atelier des Poètes - par Jacques Viallebesset
  • : VIVRE POETIQUEMENT, L'AMOUR VRAI, LA JOIE D'ETRE sont les trois facettes d'une seule et même chose qui se nomme: ETRE et ne pas seulement exister. Lorsqu'on vit poétiquement, forcément, ça laisse des traces....
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