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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 06:15

Le souvenir n'est que cette connaissance du futur que nous percevons à travers le passé.

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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 08:55

Quand on marche le soir à la lisière du temps

il monte soudain une bouffée d'enfance

les cris d'hirondelles folles d'un préau d'école

ou le silence de la barque sur la rivière

à la tombée du jour quand le soleil rase l'eau qui moucheronne

ou bien la sonnette (deux fois) de l'épicerie-mercerie

où on achète après l'école les rouleaux de réglisse zan

qui barbouillent de noir et font les doigts collants

 

On tend l'oreille le long du voile de la brume

Quelqu'un parle à voix basse

sans qu'on puisse reconnaître la voix

et sans comprendre les paroles

les mots chuchotés loin, à l'envers du silence.

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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 08:50

Les poètes sont les aristocrates du peuple.

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 06:27

Si mince l'anfractuosité d'où sortait la voix,

si exténuant l'édifice entrevu,

si brûlants sont les monstres, terrible l'harmonie,

si lointain le parcours, si aigue la blessure

et si gardée la nuit.Il faudrait qu'elles fussent justes et ambiguës,

rencontrées, évidentes, reconnues,

sorties du ventre, retenues, sorties,

serrées comme des grains dans la bouche d'un rat,

serrées, ordonnées comme les grains dans lépi,

secrètes comme est l'ordre

que font luire ensemble les arbres du paradis,

les paroles du poème.

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 06:15

L'homme cherche à habiter le monde en poète.

 

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 10:56

Vers une pureté

impossible et secrète,

J'ai beau chercher ma route

Dans un désert d'orgueil.

 

La terre me retient 

Par ses boues, par ses lampes,

Par ses femmes trop lourdes,

Et fracasse mon vol.

 

Quand je m'élance en vain

Sur ces routes sans ombre,

La fraîcheur d'une voix,

L'humide d'un regard,

 

M'enlèvent tout espoir.

Je redeviens les autres

Tout parqués dans le soir,

Soliloque bétail...

 

Ah! seins et lèvres moites,

Vous ne saurez jamais

Ce que vous m'avez fait,

Pièges de douceur.

 

A dos d'oiseau. Collection Blanche. 

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 10:13

Pour être soi, il faut se projeter vers ce qui est étranger, se prolonger dans et par lui. Demeurer enclos dans son identité, c'est se perdre et cesser d'être. On se connait, on se construit par le contact, l'échange, le commerce avec l'autre.Entre les rives du même et de l'autre, l'hiomme est un pont.

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 09:48

Le courage, c'est de comprendre sa propre vie...Le courage, c'est d'aimer la vie et de regarder la mort d'un regard tranquille ...Le courage, c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel.

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 10:10

Et des enfants grandissent, aux regards profonds

Qui ne savent pas, grandissent et meurent

Et les hommes vont leur chemin.

 

Et les fruits, d'amers deviennent doux

Et tombent de nuit, comme l'oiseau mort

Et demeurent l'espace de quelques jours et pourrissent.

 

Et toujours souffle le vent et toujours encore

Nous entendons et profèrons maintes parole

Et sentons passer le plaisir et la fatigue dans nos membres.

 

Et des routes courent parmi l'herbe , et ça et là

Sont des lieux habités avec leurs torches, leurs arbres, leurs étangs

Et menaçants et desséchés comme la mort...

 

Pourquoi les a-t-on construits? Ne deviendront-ils jamais

Semblables? Et ne ont-ils pas infiniment nombreux?

En quoi se changent le rire, les larmes et les pleurs?

 

Que nous importe celà et tous ces jeux?

A nous qui sommes grands pourtant, et solitaires

Et errants sans jamais poursuivre aucun but?

 

Que nous importe d'en avoir tant vu?

Cependant il en dit long celui qui prononce ces paroles:

" Voici le soir", mots d'où deuil et signification.

 

S'écoulent comme le miel lourd du rayon vide .

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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 06:15

Un poète doit laisser des traces de son passage, non des preuves. Seules les traces font rêver.

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Présentation

  • : L'atelier des Poètes - par Jacques Viallebesset
  • : VIVRE POETIQUEMENT, L'AMOUR VRAI, LA JOIE D'ETRE sont les trois facettes d'une seule et même chose qui se nomme: ETRE et ne pas seulement exister. Lorsqu'on vit poétiquement, forcément, ça laisse des traces....
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