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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 19:17

 

Jean-Claude Pirotte  vient d’être distingué par  le Soixante-treizième prix Apollinaire , pour deux recueils, exception confirmant la règle ,  parus cette année . Voici bientôt cinquante ans qu’il pérégrine dans les territoires de la poésie, jalonnant son exploration de presque autant de recueils ou de romans. Le pays qu’arpente, de façon buissonnière, Jean-Claude Pirotte pourrait s’appeler Le pays où l’on n’arrive jamais d’André Dhotel,  prédécesseur admiré au point de se considérer comme un de ses personnages.  Car s’il est vrai que, pour savoir écrire, il faut savoir lire, Jean-Claude Pirotte n’en finit jamais de rendre hommage à ceux dont il s’est nourri, qu’ils s’appellent  Follain, Larbaud, Chardonne, Fargue, Lubin  et plus loin, Rutebeuf et Villon. Poésie du quotidien, poésie de la banalité, c’est de touches légères, impressionnistes, de couleurs d’aquarelle, que Pirotte peint les jours,  la solitude et la nostalgie avec une palette diaphane et nuancée. Dans ces pages où Pirotte dit le vent, les saisons, l’ombre et la lumière, le temps est immobile et il est toujours l’heure d’aller à Elseneur /retrouver Larbaud dans un bar/ oublié du temps….A votre santé, Monsieur Pirotte.

 

Alain-Jacques Lacot

Magazine Littéraire

Janvier 2012

 

Jean –Claude Pirotte . Cette âme perdue. Editions Le castor astral . 2011. 13 E . Isbn 978-2- 85920-865-3 . Autres séjours. Editions Le temps qu’il fait. 18 E 978-2-86853-534-4.

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 17:32

Depuis des décennies, Francis Combes arpente le monde pour porter la parole poétique. Il est éditeur (Le temps des cerises), vigneron aussi, qui trousse des quatrains bachiques pour en faire les étiquettes de ses bouteilles(Le vin des hirondelles. Editions Le petit Pavé), mais d'abord poète. Les vendanges qu'il a faites cette année sont celles de l'amour. Enracinant ses vers dans le terreau de l'amour courtois, il revisite toutes les facettes de ce sentiment universel, de l'amour fou à l'amour besoin; au contraire d'un Aragon chantant le malheur d'aimer, il célèbre , lui, le bonheur d'aimer sous toutes ses formes. Ce n'est pas Elsa qu'il célèbre, c'est Patricia; ce n'est pas une messe, ce serait plutôt une fête entre amis, sous une tonnelle. Sa langue est drue, la saveur de ses vers qui coulent gouleyants a goût de fruits mûrs.La femme qu'ilcélèbre n'est pas une idole, elle est tour à tour la soeur, l'amie, la confidente, l'amante, la compagne semblable et mystérieuse, égale et différente, avec qui il est bon de faire son métier d'homme et auprès de qui il est beau de se réveiller. Fut un temps, pas si lointain, où il était de bon ton de fustiger cette poésie du quotidien et de l'amour, de se moquer d'une certaine forme de lyrisme. Francis Combes leur répond par avance: "A tant chanter l'amour à la fin c'est assez/ Pensent certains, la chose est pour eux dépassée/ Le lyrisme à leurs yeux est un type à descendre/ A coller contre un mur pour s'en débarasser/ Mais il a la vie dure et il nous survivra/ Et ceux-là qui l'enterrent seront vite oubliés." Saluons avec lui le retour en poésie de l'amour éternel et du lyrisme sui l'exprime.

Alain-Jacques Lacot

Magazine Littéraire. Janvier 2012

L'aubépine. Francis Combes. ed Le Préau des Collines. 112 p. 13 E

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 06:15

Regarde où l'ennemi t'attaque; c'est souvent son propre point faible.

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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 06:00

Sur le clavier du ciel où chantent les étoiles

Lancé sur le trapèze impossible des voiles

Dans la sciure des blés habitée des perdrix

Gagnant le toit la tonte épaisse de la nuit

Tout le jour en danger mais retrouvant des ailes

Pour dépasser le monde obscur la citadelle

Est-ce mon ombre ou la lumière sous la pluie

 

Je ne sais qui je suis prisonnier de ces routes

Avec mon sang qui coule à la mer goutte à goutte

Avec ces larges plaies aussitôt pardonnées

Et mon coeur de plein vent ma grange abandonnée

 

Je vais. J'ai rendez-vous sur les plateaux sans âge

Avec de vieux béliers frappés à mon image

Enfin je vais bodir sous les cornes du feu

 

Rien ne ressemble moins à tes yeux que mes yeux

Homme étrange occupé de besognes terrestres

Qui couvre de limons la blancheur du charnier

 

Jamais tu n'oseras, usant tes propres cendres

Jeter sur le tableau les mots qui font comprendre

Que tout l'amour du monde est à imaginer.

 

 

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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 17:36

Que la paix règne sur la terre

Que l'amour règne parmi les hommes

Que la joie soit dans les coeurs

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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 06:00

A l'abri des hameaux, de la mer familière et des routes,

Je foule en votre honneur les prés. Au moment du regain,

Nous les foulions de même et nous rivalisions dans le sillage des fougères,

Portés par un désir qui naissait identique à son achèvement!

Ah!J'embrassais en vous la bonté de la mer et des branches!

J'attendais que le plein de la nuit dévoilât votre intense tiédeur.

Le vent reprend sa course. Il fascine et soulève les cendres!

Ses trophées, commençant à pourrir sous l'empire des murs,

N'ont rien de comparable à ce qui demeurait entre nos mains réunies

Tandis que, près des bois, aux confins de la terre et des eaux

Avant de s'éloigner, par un sentier mouillé, d'une funeste rive,

L'hiver me confirmait dans la possession d'un arbre abattu!

Les chênes d'autrefois sont couchés dans des tombes humides.

Ils engendrent l'horreur, ils souillent, souverains, un enclos sablonneux

Où les roses jaunies, le défi délicat, l'aventure des feuilles

Recèlent tendrement le nid d'une nudité.

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 06:15

Le poète ne doit pas faire oublier l'homme, mais l'homme le poète.

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 06:00

Verlaine? Il est dressé sur l'herbe

Lyre et palme dans le dos, Verlaine,

En buste, au sommet de trois bons

Mètres de pines granitiques où se tordent

D'improbables muses affolées d'être

Prises en sa compagnie sous le regard

De promeneurs peu regardants

Aux combats du plaisir. Le hurlement

Aer d'une moto trouble soudain

Le petit chant de pluie sur les patanes

Et châtaigniers, un rayon de soleil

Tranche en clair-obscur le massif rouge

Et vert, et Verlaine renfrogné rêve encore

L'air qui ferait tout tenir ensemble.

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 06:15

Il faut être seul pour être grand. Mais il faut déjà être grand pour être seul

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 09:44

Pour écrire un seul vers

Il faut se souvenir de cent ans de sommeil

et des vies qui précédèrent, de la piqûre des roses

et de l'aïeule qui voulait voir la mer,

de l'homme au large dos couverts de ventouses

et de ses enfants effrayés par les méduses.

Des objets magiques et des formules

où s'enroulent des fleurs autour des lettres gothiques.

 

Puis abandonner à son sort

cet homme en nous qui se noie dans ses souvenirs,

pour renouer avec la magie sans accessoires

et la jonglerie sans rien, mais avec des gestes

suspendus en l'air et la réalité 

qui se retourne comme un gant .

 

Avec les êtres et les choses

attirant les mots comme des aimants.

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  • : L'atelier des Poètes - par Jacques Viallebesset
  • : VIVRE POETIQUEMENT, L'AMOUR VRAI, LA JOIE D'ETRE sont les trois facettes d'une seule et même chose qui se nomme: ETRE et ne pas seulement exister. Lorsqu'on vit poétiquement, forcément, ça laisse des traces....
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