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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 05:15

La vie est trop courte pour être petite.

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 05:00

Jaillie avec tes mains blessées tes mains coupables

Au bord de la prairie où j’ai dressé ma table…

Plus meurtrie chaque jour par les buffles du temps

Pourquoi fais-tu tinter les grelots de mon sang

 

Tu es déjà marquée aux dents de ma jeunesse

Je savais la douleur bien avant que tu naisses

Bien avant d’avoir pris le soleil à deux mains

Bien avant les rosées premières du chagrin

 

Difficile mémoire ô porche des merveilles

Entends les trains de nuit rouler dans mon oreille

Les villes s’écrouler lentement sous mon front

Tandis que les enfants de mon âge s’en vont

 

Je veux que sur tes joues scintillent les avoines

Que ton cœur aux sillons de blé ouvre ses vannes

Qu’un bouquet de clarté enfin te soit offert

Entre le sol qui tremble et le plafond de fer

 

Apprends donc à chanter à dresser sur tes lèvres

Les merles les oiseaux délicats de la fièvre

Apprivoise et reprends le monde à son matin

La terre est pleine de saveurs fais-en ton pain

 

Charme les durs serpents , les arbres, les fontaines

Charme les fleurs et les rameaux charme ta peine

Que ton corps tout entier soit le doux sifflement

De l’eau qui a trouvé son ciel, son élément…

 

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 05:15

Le poète connait les mots qui savent de nous ce que nous ignorons d'eux.

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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 04:00

A partir du moment où tu supprimes en l'homme la poésie, l'imaginaire, il n'est plus que de la barbaque.

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 05:15

Le bonheur c'est la liberté et la liberté c'est le courage.

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 05:00

Très haut amour, s'il se peut que je meure

Sans avoir su d'où je vous possédais,

En qui le soleil était votre demeure

En quel passé votre temps, en quelle heure

Je vous aimais,

 

Très haut amour qui passez la mémoire,

Feu sans foyer dont j'ai fait mon jour

En quel destin vous traviez mon histoire,

En quel sommeil se voyait votre gloire,

Ô mon séjour...

 

Quand je serai pour moi-même perdue

Et divisée à l'abîme infini,

Infiniment, quand je serai rompue,

Quand le présent dont je suis revêtue

Aura trahi,

 

Par l'univers en mille corps brisée,

De mille instants non rassemblés encor,

De cendre aux cieux jusqu'au néant vannée

Vous referez pour une étrange année

Un seul trésor

 

Vous referez mon nom et mon image

De mille corps emportés par le jour,

Vive unité sans nom et sans visage,

Coeur de l'esprit, ô centre du mirage

Très haut amour

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 04:00

J'ai la beauté facile et c'est heureux

Je glisse sur le toit des vents

Je glisse sur le toit des mers

Je suis devenue sentimentale

Je ne connais plus le conducteur

Je ne bouge plus soie sur les glaces

Je suis malade fleurs et cailloux

J'aime le plus chinois aux nues

J'aime la plus nue aux écarts d'oiseau

Je suis vieille mais ici je suis belle

Et l'ombre qui descend des fenêtres profondes

Epargne chaque soir le coeur noir de mes yeux

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 05:15

De même que la valeur de la vie n'est pas en surface mais dans ses profondeurs, les choses vraies ne sont pas dans leur écorce mais dans leur noyau et les hommes ne sont pas dans leur visage mais dans leur coeur.

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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 05:15

Vivre c'est ne pas se résigner.

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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 05:00

Nos projets furent des retraites de Russie

dont chacun s'est tiré comme il a pu:

nos pères laissèrent leurs meubles au grenier

pour étonner nos fils de leur naufrage.

 

Les moissonneurs dont luisaient sur l'épaule

les lames de faux usées par l'affûtage  

revinrent en sueur au crépuscule

coucher leur os sur le même sol que l'orge.

 

Le corps à corps des saisons dans le ciel

n'accorde pas de répit à nos races:

les anciens viennent des hameaux

fleurir des tombes où ils s'ajouteront.

 

Moi je n'apporte pour roses dans l'abîme

ces jours de terre où je fus invité:

si je m'y suis rayé de sang les mains

c'est de peur d'être pris pour un poète. 

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  • : L'atelier des Poètes - par Jacques Viallebesset
  • : VIVRE POETIQUEMENT, L'AMOUR VRAI, LA JOIE D'ETRE sont les trois facettes d'une seule et même chose qui se nomme: ETRE et ne pas seulement exister. Lorsqu'on vit poétiquement, forcément, ça laisse des traces....
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