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21 septembre 2020 1 21 /09 /septembre /2020 10:47
J'écris. Emmanuelle Soni-Dessaigne

J'écris 

 Pour les sentiments dans les gares 

Les chats sur les toits 

Les fleuves qui se croisent 

( et forcément tes mains, ton épaule) 

J'écris pour les trésors cachés dans les greniers 

J'écris pour les chemins qu'on a peur d'emprunter 

J'écris pour les refrains qu'on fredonne en marchant 

J'écris pour l'arc-en-ciel de tous mes sentiments

J'écris pour le Dieu qui dort dans les églises 

J'écris pour cette Terre qui nous était promise 

J'écris pour ma douleur qui n'appelle que tes bras 

J'écris pour toutes les fois où l'on recommencera 

J'écris pour les oiseaux que l'hiver frappera 

J'écris pour tous les cieux où l'on se retrouvera 

J'écris pour ce grand rêve où tu m'emporteras .

 

 Emmanuelle Soni-Dessaigne 

Poème inédit. Tous droits réservés 

www.emmanuellesonidessaigne.com 

 

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19 septembre 2020 6 19 /09 /septembre /2020 07:38
AVEC L'AUBE. Emmanuelle Soni-Dessaigne

Ce matin, 

La Terre m'a dit "marche",

L'Arbre m'a dit " respire", 

Le Vent m'a dit "ose",

Alors j'ai pris mon ciel

et j'ai avancé.

 

 

Poème inédit.

Tous droits réservés.

 

 

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14 septembre 2020 1 14 /09 /septembre /2020 14:23
JE T'ATTEINDRAI HELENE Marie-Noelle Hayek

Un rêve en poésie 

De René Guy Cadou 

Un poète défunt 

Mais présent dans ma vie 

Il écrivait Hélène 

Il inventait Hélène 

Au travers des chemins 

De sa vie, achevée 

Le destin est ainsi 

 

Il aimait à rêver 

D'un bateau vue sur champs  

Il aimait retracer ses souvenirs d'enfance 

Un recueil à sa mère 

Et son père, chasseur 

Il retrouvait ainsi 

Les odeurs de sa chasse

Les couleurs de l'automne

Qu'il aimait admirer

 

Il était amoureux 

De la terre, la Mère 

Il aimait ses amis 

Dans la simplicité

Du bonheur retrouvé 

Recréé par Hélène 

Qu'il attendait déjà 

Sur les rives de Nantes ...

 

Marie-Noelle Hayek 

Septembre 1984 

 

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14 septembre 2020 1 14 /09 /septembre /2020 09:29
Fumées de la mémoire . Jacques Viallebesset

L'écume des peuples s'efface de la mémoire

Dans les sillons stériles des parois du temps

Des hommes sans visage sont venus les chercher 

Ils ont amassé leurs bagages dans les clameurs 

 

Toutes ces vies entassées dans des énigmes d'ombre 

Les trains gris poussaient des cris de violon brisé 

Enfants barbouillés des couleurs du cauchemar 

Lignes de leurs mains creusées des rails du destin 

 

Leur étoile était clouée sur cette nuit sans aube

Un désespoir tout jaune marqué au fer rouge 

L'immense fumée noire qui emportait leurs cris 

A dissous leurs rêves de miel dans un brasier 

 

Sur le magma rougeoyant de leurs entrailles

Le soleil a quitté un ciel vide vitrifié d'horreur 

Images fragiles volées au secret de la mort

Ces cendres et ces fumées brûlent encore mes larmes . 

 

Jacques Viallebesset 

La bêtise , la haine , le fanatisme mènent toujours à l'antisémitisme , qui est le cancer dont meurt la civilisation . Abomination des abominations . Comment est-ce encore possible après la Shoah ? 

Fumées de la mémoire . Jacques Viallebesset
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11 septembre 2020 5 11 /09 /septembre /2020 06:19
Moulin à papier Richard de Bas à Ambert

Moulin à papier Richard de Bas à Ambert

Tout passé est condamné par cela même qu'il a passé. La vie monte, passe, se dépasse. Le passé a été vécu: il ne peut donc plus redevenir vivant. Et la vie reste la valeurs des valeurs. Si souveraine que dès qu'elle apparaît, vive sur des lèvres mouillées et dans des yeux qui brillent, elle emporte tout. Nul artifice de lyrique, nul songe de poète ne prévaudra contre elle. Si elle n'est pas là, ces faux-semblants ne sont que poussières; et que le vent les pousse devant soi en un nuage vite défait. 

S'intéresser au passé, d'une certaine façon sentimentale, jeter sur ses charmes des regards rêveurs et essayer, tête penchée, de le faire revivre en pastiches et en mascarades sera toujours un ridicule. C'est essayer de donner l'être à ce qui fatalement ne peut plus être. Avoir des enfants est une chose belle. Empailler son grand-père est une triste chose. 

Cependant il faut mettre à grand prix les survivances antiques. Non pour leur vieillesse, mais pour le secret de jeunesse qui reste en elle. Nées aux jours d'autrefois, elles sont souvent plus proches que leurs d'aujourd'hui de la Nature, de sa simplicité, de sa beauté, de sa force . Mieux qu'elles, elles tiennent de la vie. Voilà pourquoi il est bon de s'intéresser encore à cet art d'artisans, à cette feuille blanche, telle qu'on la fabrique à la main, depuis les Croisades, dans les moulins à papier d'Ambert. 

 

Henri Pourrat 

Extrait de Dans l'herbe des trois vallées. 

 

Le site du Moulin Richard de Bas : www.richarddebas.fr

filigrane du Moulin Richard de Bas

filigrane du Moulin Richard de Bas

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10 septembre 2020 4 10 /09 /septembre /2020 08:54
CHRISTIAN MONCELET a lu Le Plain-Chant des hautes terres .C.Legrand.J.Viallebesset

On devrait toujours apprécier la gravité des facéties d'Alexandre Vialatte. Le chroniqueur qui prétendait qu'il y avait, en Auvergne, plus de montées que de descentes défendait, par ailleurs, l'existence de "l'altitude morale" des sommets , autrement plus importante que celle que proclament sèchement les géographes. Les deux plaisanteries concordent . Si le puy de Dôme culmine à 1465 m pour les réalistes et à plus pour d'autres, ils possèdent deux altitudes , donc deux" montées". Au total, il y a effectivement plus de montées que de descentes. C'est au fond ce que prouve superbement le livre de poèmes et de tableaux Le plain-chant des hautes terres , cosigné par Claude Legrand et Jacques Viallebesset ( publié chez l'éditeur Le Nouvel Athanor).

Les plateaux du Cézallier sont objectivement hauts mais plus encore parce qu'ils élèvent l'âme de ceux qui les arpentent, les chantent ou les peignent et conséquemment de ceux qui lisent leurs célébrations livresques .

Cézallier, ces alliés...Les mots indiquent le bon chemin. Le peintre Claude Legrand et le poète Jacques Viallebesset sont justement ces alliés, René Char aurait dit" ces alliés substantiels". Ils voient le même réel et l'expriment avec leur palette et leur grammaire plasticienne. 

Le résultat est d'une force, osons l'adjectif, " oxhygiénique". Le lecteur sent ses poumons se gonfler plus que de coutume, inspirant la rude pureté d'un air vivifiant. Ses pupilles se dilatent pour que l'espace trouve en son regard la place qui sied à sa mesure. Il y a des paysages qui nous écrasent en raison de leur imposante stature, ceux-là nous régénèrent et nous font grandir. Au lieu de nous rabaisser , ils nous invitent à des transfusions de sèves montantes, à des poussées d'" arbrénaline", à des étreintes entre le ciel et la terre.

 

On l'aura compris, Le plain-chant des hautes terres est tout sauf un hymne doucereux à des visions éthérées. L'ivresse des vastes paysages ne donne pas des ailes d'Icare mais assure plus sûrement la marche de l'homme, fils de la terre, comme le dit le nom Adam, de la même famille qu'adama( terre en hébreu). Et c'est ainsi que le lecteur, rebroussant le chemin de l'humanité, éprouve l'émoi de vivre au Paradis, dans une sorte d'innocence brute.

Legrand et Viallebesset sont de bons sourciers qui usent, l'un de son stylo et l'autre de son pinceau, pour révéler les courants telluriques secrets, pour démêmer l'écheveau des désirs qui font fi des frontières entre les règnes. Les images fortes du poète et les touches frémissantes du peintre président à des unions élémentaires dont nous devenons les acteurs émerveillés. 

Une très belle oeuvre commune qui brille par des accords parfaits. C'est assez rare de trouver une telle harmonie.

 

Christian Moncelet 

 

Le Plain-chant des hautes terres. Claude Legrand . Jacques Viallebesset 

Editions Le Nouvel Athanor 

ISBN : 978-2-35623-093-5

Prix: 23 E 

Disponible CHEZ VOTRE LIBRAIRE, le site de l'éditeur

www.lenouvelathanor.com, fna.com et amazon.fr 

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8 septembre 2020 2 08 /09 /septembre /2020 08:09
Initiation. Jacques Viallebesset

Vivre est une longue et lente initiation

Où va celui qui oublie le chemin

L'ombre de chacun repart aux ténèbres

La substance des rêves devient cendres

Je connais l'abécédaire du voyage

Dans le labyrinthe de la mémoire

Où s'entassent des livres de poussière

La langue est la maison des peuples

Où des prophètes ont les yeux ouverts

Sur des vies qui miroitent de désir

Et disent un monde couleur de miel

Entre fond de nuit et petit matin

La vie traverse le reflet des miroirs

Où j'aurai écrit la généalogie

D'une fontaine où dansent des bergers

Dans la forêt des remords perdus .

 

Extrait de " Ce qui est épars" www. recoursaupoemeediteurs.com

Illustré par Ciril.K

 

 

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5 septembre 2020 6 05 /09 /septembre /2020 08:40
 PROLONGATION Exposition LE PLAIN-CHANT DES HAUTES TERRES au Puy Mary

Claude Legrand , Eryk.e , Jacques Viallebesset

présentent 

LE PLAIN-CHANT DES HAUTES TERRES , peinture musique et  poésie 

Grand site du Puy Mary , Cantal

à la maison de site

LE CLAUX 15400 

 PROLONGEE JUSQU4AU 27 SEPTEMBRE 

Vente de l'ouvrage sur place 

Vous pouvez le commander à votre libraire , sur le site de l'éditeur

www.lenouvelathanor.com et même, si vous ne pouvez faire autrement amazon.fr 

 

 

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21 juillet 2020 2 21 /07 /juillet /2020 08:20
Pour saluer Giono . Un roi sans divertissement   Jacques Viallebesset

On voit le désert extraordinairement blanc

L'hiver jusqu'aux lisières noires des bois

Le village s'ennuie sous son poids de neige

Certains rêvent à des hiéroglyphes de sang

 

Un roi sans divertissement est un homme

Plein de misère comme les autres et vous

Ordinaire cruel monstrueusement commun

Surtout s'il tue seulement pour se distraire

 

Le capitaine l'avait reconnu comme lui-même

Et le libéra d'un coup de pistolet dans le ventre

Lui aussi traquant les loups désirait se distraire

Il savait pourtant que seul l'homme est un loup

 

Il essaya quand même de construire une vie

Comme tout le monde allant jusqu'à se marier

Mais l'ennui l'engourdit d'une douceur molle

Car il est la grande malédiction de l'univers

 

Un jour il trancha le cou d'une oie blanche

Et jouit du sang vermeil en étoile sur la neige

Hypnotisé il prit peur de sa propre cruauté

Sa tête éclaboussa en gerbes d'or dans le ciel

Un bâton de dynamite à la place d'un cigare.

 

JV

Extrait de Sous l'étoile de Giono

disponible sur www.editmanar.com

 

Pour saluer Giono . Un roi sans divertissement   Jacques Viallebesset
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16 juin 2020 2 16 /06 /juin /2020 09:48
Coule une rivière . Jacques Viallebesset

                                                                             à CS 

 Je te vois ma fauve belle et tendre renarde

J’ai atteint le graal en touchant ta toison d’or

Tu habites un pays sous l’écorce des cœurs

Entourée d’elfes et du peuple doux des forêts

 

Dans la clairière de l’être coule une rivière

Dont la source est ton coquillage nacré

Où des belettes sans peur de vils  prédateurs

Viennent comme moi se revivifier

 

Il est un pays souverain où deux amants

Bâtissent une légende à leur seul usage

Une histoire de l’amour  pour deux voix alternées

Dans le silence confondu de leur secret .

 

Poème inédit à paraître in

Le dit de Renard  

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Présentation

  • : L'atelier des Poètes - par Jacques Viallebesset
  • : VIVRE POETIQUEMENT, L'AMOUR VRAI, LA JOIE D'ETRE sont les trois facettes d'une seule et même chose qui se nomme: ETRE et ne pas seulement exister. Lorsqu'on vit poétiquement, forcément, ça laisse des traces....
  • Contact

L'atelier des Poètes

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