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7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 09:48
Epitathe. Jean-Pierre Rosnay

Je ne suis né que pour quelques poèmes 

Ma vie n'existe qu'en plain-chant 

Je les portais du bout du temps 

Et je chantais à perdre haleine 

 

Je discourais d'amour la nuit au pied des arbres 

Et la nuit m'accueillait et la forêt m'aimait 

Je ne veux sur ma tombe ni le fer ni le marbre 

Mais je souhaite un ruisseau et quelques roitelets 

 

Je ne veux rien sur ma dépouille 

Rien qui puisse me rappeler

Rien qu'un peu d'eau pour les grenouilles 

Et quelques enfants à jouer 

 

J'aimais tant le chant des grenouilles 

Glissant l'anneau d'or de l'été 

Et les enfants mal décoiffés 

 

Je ne suis né que pour quelques poèmes 

Qui m'aime m'oublie par amour de moi 

Rien n'est plus urgent que la vie 

La vie qui fuit entre mes doigts . 

 

Anthologie Jean-Pierre Rosnay 

Editions Le nouvel athanor . 

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7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 06:58
Meurs et deviens- Goethe

Ne le dites à personne, à 'exception des sages 

Car la multitude est prompte à railler 

Je veux louer l'être vivant 

Qui aspire à mourir dans la flamme 

 

Dans la fraicheur des nuits d'amour 

Où tu reçus, où tu donnas la vie 

Un sentiment étrange te saisit, 

Quand brille l'immobile flambeau 

 

Tu ne restes plus enfermé 

Dans l'ombre ténébreuse 

Et un désir nouveau t'emporte 

Vers des épousailles plus hautes

 

Toute distance ne te rebute 

Tu accours en volant, fasciné par la flamme 

Et finalement, amant de la lumière 

Ô papillon, te voilà consumé

 

Et tant que tu n'as pas compris 

Ce " Meurs et deviens" 

Tu n'es qu'un obscur passager 

Sur cette terre ténébreuse. 

 

 

 

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6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 14:30
Paul Valéry

La poésie est à la vie ce qu'est le feu au bois, elle en émane et le transforme. 

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6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 07:42
Dédicace Anthologie Jacques Viallebesset

J'aurai le plaisir de vous rencontrer au Marché de la poésie , place saint-Sulpice à Paris sur le stand Le nouvel athanor.

J'y dédicacerai l'anthologie qui m'est consacrée ainsi que mes précédents recueils. 

Dans l'espoir de cette rencontre, que la poésie vous garde....

JV 

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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 09:09
pensée - Herman Hesse

La tendresse est plus forte que la dureté

L'eau est plus forte que le rocher

L'amour est plus fort que la violence

 

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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 08:34
Le clown se meurt . Catherine Smits

 

Je nais chaque fois que je monte sur scène

 

Un gros nez rouge sur mon visage blême

 

Je suis l’enfant dont je me souviens bien

 

Un homme d’esprit, un poète du rien

 

 

 

J’attrape le ridicule et le fait tournoyer        

 

Avec l’élégance des désespérés

 

Je suis le fou qui transforme les blessures

 

Des âmes fêlées de mille et une brisures

 

 

 

Je jongle avec mon ballon pathétique

 

Entre tristesse et vérités cyniques

 

Mes soupirs sont une oraison d’amour

 

Qui bat doucement la mesure des tambours

 

 

 

Je verse des larmes que personne ne remarque

 

Détresse muette, miroir de mes grimaces

 

Je tente de vous prendre par le bout du cœur

 

Je ne suis pour vous qu’un stupide amuseur

 

 

 

Je trébuche sur le gradin de vos rires

 

Mes pieds dans cette humaine tragédie

 

Bienvenue dans le cirque de l’Univers

 

J’ouvre mes bras d’étoiles et de poussière

 

 

 

L’heure de ma dernière farce a sonné

 

Je rejoins ma verdine les bras chargés

 

De la misère du monde et de vos peurs

 

Sous son fardeau, le clown se meurt

 

 

 

Mais avant de tirer ma révérence

 

Avant de toucher le fond en silence

 

Il me reste l’ironie du désespoir

 

Pour ceux qui n’ont rien compris à l’histoire.

 

 

 

 

 

Catherine Smits

Poème inédit

 

Tous droits réservés

 

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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 07:50
Tes mains d'oiseau . Florence Jeryas

J'apparais à moi-même

Avec tes mains d'oiseaux

Arabesques sourcières

Qui m'érigent en rameaux

Je m'ouvre en éventail

Mes souffles agitent le vent

D'intimes fiançailles

Sacrent tous nos serments .

Poème inédit

 

 

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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 08:08

Ils n'existent pas, les poètes

Ils naissent sans cesse

Et surgissent sans prévenir

De la glaise du poème.

 

Qui est-il cet autre qui nous rêve?

 

Ils vont chercher de par le monde

Eux, les poètes

La terre creuse et désoeuvrée.

 

Une chimère défigure la Parole perdue

Et le poète entame son pélerinage

Un désert noir fond sur les blés

Et le poète l'arrête d'un cri d'enfant

 

Qui sait la lettre qui ouvrira la lucarne?

 

Il y a un être entier dans la paume de nos mains

Et nous ne voyons rien

Ou si peu-

                 les poètes 

 

Matthieu Baumier . Le silence des pierres. Editions Le Nouvel Athanor.

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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 07:41

Désapprendre. Déconditionner sa naissance. Oublier son nom. Etre nu.

Dépouiller ses défroques.Dévêtir sa mémoire.Démodeler ses masques.

Déchirer ses devoirs. Défaire ses certitudes. Désengranger ses doutes.Désemparer son être.

Débaptiser sa source. Dérouter ses chemins. Défeuiller ses désirs.Décharner ses passions.

Désacraliser les prophètes. Démonétiser l'avenir. Déconcerter l'antan. Décourager le temps.

Déjouer la déraison. Déflorer le délire. Défroquer le sacré. Dégriser le vertige.

Défigurer Narcisse. Délivrer Galaad. Découronner Moloch. Détroner Léviathan.

Démystifier le sang. Désencombrez votre âme. Déséchouez vos échecs. Désenchantez le désespoir. Désenchainez l'espoir.

Désamorcez vos peurs. Désarrimez vos coeurs. Désespérez la mort.

Dénaturez l'inné. Désincrustez l'acquis. Désapprenez-vous.

Soyez nu.

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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 07:20

                                                                              à Catherine.S

 

Est-on un jour assez nu sous tous les masques

Pour atteindre tout au fond de soi et des autres

Le doux noyau commun de la fraternité

L'espérance est un fragile brin d'herbe vert

 

Tant qu'il y a de l'eau pour dévaler les monts

La vie souveraine coule des lèvres mouillées

Et derrière elle portant le rêve des hommes

Se lève l'espoir éternel de l'amitié

 

La terre tourne la vie roule inexorablement

Les lointains d'un bleu d'argent mangés par la lumière

Elargissent la vie qui bouillonne au cœur

Et jaillit dans un regard brillant de ferveur

 

Ma seule sœur des rendez-vous d'amour manqués

Il n'est pas bien tard avant que vienne le soir

Nous lèverons encore vers le côté du jour

Nos verres à la rencontre du premier rayon

 

Et la vie reprendra son goût et sa chaleur

Car un feu secret veille qui ne veut s'endormir

Et qui attend rougeoyant au fond de nos cœurs

Jusqu'à ce que la nuit définitive tombe.

 

Poème inédit à paraître in " La cinquième saison"

Tous droits réservés

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Présentation

  • : L'atelier des Poètes - par Jacques Viallebesset
  • : VIVRE POETIQUEMENT, L'AMOUR VRAI, LA JOIE D'ETRE sont les trois facettes d'une seule et même chose qui se nomme: ETRE et ne pas seulement exister. Lorsqu'on vit poétiquement, forcément, ça laisse des traces....
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