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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 06:00

ô vous qui placez votre confiance dans votre force et dans la longueur de votre existence, sachez que personne ne reste toujours dans le monde. Si les grandes richesses, les armées nombreuses , la science et la force faisaient rester quelqu'un dans le monde, Salomon, fils de David, ne serait jamais mort.

 

 

Vengeurs-3

 

Paris , Saint-Jean d'hiver 6005 de la Vraie Lumière. 27 Décembre 2005

 

Elle était là, pendue dans les toilettes. Sa langue, à présent presque noirâtre, lui sortait de la bouche disloquée par la corde et la violence du choc. L'assassin avait dû la surprendre par le petit vasistas qui surplombait la pièce. Un crime, il n'y avait aucun doute là-dessus, d'une audace et d'une rapidité inouïe. Pas besoin d'expert pour comprendre qu'il avait été finement préparé par quelqu'un dont ce n'était pas le galop d'essai. En vingt ans de carrière, le capitaine Marc Delano croyait avoir tout vu.Pourtant chaque nouvelle enquête apportait encore son lot de surprises. Si on lui avait dit qu'un jour, il viendrait décrocher le corps de Mathilde Jubelas , 54 ans, fonctionnaire au ministère de l'éducation et de surcroit Grande Maîtresse de la Grande Loge Universelle Mixte, pendue dans les toilettes du très coté restaurant "le 1728" , il aurait probablement souri.Néanmoins, les faits étaient là, avérés. Mathilde Jubelas avait été tuée en se rendant aux toilettes, alors qu'elle participait à un repas où étaient réunis les Grands Maîtres des neuf plus grandes obédiences de la franc-maçonnerie française. Voilà qui jetait un froid et indiquait qu'on allait avancer en terrain miné. Tout ce beau monde avait forcément de l'entregent! Un peu à l'écart, Marc Delano restait dubitatif , cependant que la police scientifique déployait ses hommes en combinaison blanche pour les relevés et analyses d'usage. En observant, en décryptant les circonstances de la mort, le soin apporté à la macabre mais très sophistiquée mise en scène, le capitaine en arriva très vite à la conclusion qu'il était impossible à un homme seul de mener à bien une entreprise de cette ampleur, d'un mode opératoire aussi complexe. Surtout dans un

 

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La conjuration des vengeurs. Laurent Ducastel, Jacques Viallebesset.Editions Dervy

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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 06:00

Le passé et le futur n'existent qu'en relation avec toi: tous deux ne sont qu'un , c'est toi qui pense qu'ils sont deux. Rûmi.


Vengeurs-2
 

Saint-Jean d'hiver 5793 de la Vraie Lumière, 7iè jour de Nivose , An 2, 27 Décembre 1793.

 

La nuit froide de Décembre s'était abattue sur la capitale. Un vent glacial qui gelait les sangs, s'engouffrait dans les rues sombres. A l'auberge du "Louis d'argent"sise rue de la boucherie, on avait posé les volets, fermé la porte de bois et éteint les bougies de la salle principale . De l'extérieur, on eut pu croire que l'auberge était fermée comme les autres soirs à cette heure tardive. Mais dans l'arrière-salle, protégée par d'épais rideaux des regards indiscrets, l'agitation battait son plein. La respectable loge "Hermès, l'esprit libre universel" allait ouvrir ses travaux. A l'entrée de la salle, Martial tendit son signe de reconnaissance au frère tuileur: la moitié supérieure gauche d'une carte de Tarot coupée en diagonale, sur la face de laquelle était imprimée la figure du Bateleur . Jacques Palamas, le tuileur, fit se juxtaposer la moitié inférieure droite de la même carte. Ce moyen de reconnaissance, renouant avec l'origine du symbole, avait été mis en place, dès l'allumage des feux de la loge, il y avait plus de trente ans, en même temps que l'usage d'un npuveau nom, attribué à l'impétrant. C'est ainsi que, depuuis son initiation, Martial était le "Bateleur".

 

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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 11:03

 

Dans quelques jours," l’écorce des cœurs "va, ici, dans cet espace-temps du blog, s’achever et se métamorphoser pour devenir le livre d’artiste de Jérome Toret, une exposition, le recueil édité par « le nouvel athanor ». Puisque, « si le grain ne meurt » et que l’hiver est là, c’est le temps de la germination pour qu’au printemps 2011, le noyau du cœur donne les fleurs et les fruits annoncés. D’aucuns prétendent même qu’une compagnie théâtrale est en train de s’emparer de ces textes pour  lancer dans le vent du « printemps des poètes » ces mots qu’accompagnera l’odeur suave des lilas…

Rendez-vous donc à toutes celles et ceux qui m’ont accompagné dans cette aventure au printemps 2011.

Vous avez été des centaines d’amis inconnus à suivre cet épisode. Mais l’histoire, elle, continue, ici et ailleurs…Pour ne parler que d’ici, dès lundi prochain, j’espère, va s’ouvrir la séquence des « nobles voyageurs » que j’évoquais dans l’éditorial « vivre poétiquement » de ce blog.

 

Et puis, puisque les « nobles voyageurs » s’étaient déjà manifestés en ce siècle et ce monde au printemps 2006 dans le cadre du roman « la conjuration des vengeurs »(2), je vous annonce leur retour…ici-même en avant-première et dans l’année 2011. En effet le roman est en cours d’adaptation pour devenir une bande dessinée en deux tomes qui paraitra aux éditions Glénât.

C’est l’amie Joëlle Savey qui en a signé l’adaptation et l’ami Cyrille Ternon qui est, en ce moment même en train d’en tracer les planches que je reçois et « corrige » chaque semaine. Vous le voyez, la « belle aventure » continue…

Permettez-moi de vous rappeler le manifeste des vengeurs :

 

1/ Nous sommes les neufs pauvres chevaliers qui créèrent avec Hugues de Payns l’Ordre du Temple, avec ses neuf provinces, puis on révéla que nous crachions sur le christ et baisions le cul du diable, et nous vîmes notre Grand-Maître Jacques de Molay périr sur le bûcher par la cause d’un roi et d’un pape. Mais de nos lointaines terres d’Écosse où nous nous repliâmes dans les loges maçonniques, nous guidâmes le fer et le trait des armées de paysans levées par Robert Bruce contre leurs oppresseurs, et tenions ainsi notre revanche.

 

2/ Nous sommes les fidèles assassins d’Hassan Sabbah, et nous reçûmes des mains du Vieux de la Montagne la coupe et le poignard, le secret du haschich, et

  sa bénédiction pour fonder  l’Ordre réformé des ismaïliens d’Alamut qui allait réveiller l’antique religion zoroastrienne et hâter le soulèvement iranie. Nous embrassions les Templiers comme s'embrassent de vrais frères et, avec eux étudiâmes l'Art Royal et la flos florum

 

3/ Nous sommes le Bundschuch des laboureurs et paysans d’Alsace. En l’an de grâce 1493, nous conspirâmes pour tuer les usuriers et annuler les dettes, confisquâmes les trésors des monastères, amputâmes les revenus des prêtres, abolîmes la confession orale et instaurâmes des tribunaux locaux élus par les communautés. Le dimanche de Pâques, nous attaquâmes la forteresse de Schlettstadt.  Nous fûmes vaincus. Nombre d’entre nous furent arrêtés et jetés aux cachots pour être écartelés ou décapités. D’autres furent estropiés, mains et doigts tranchés, puis exilés. Le bundschuch vit encore.

 

4/ Nous sommes le tribunal de la Sainte Vehme, errant par toute la Westphalie, n’ayant d’autres lois à respecter que celles dictées par la conscience et l’égalité naturelle, mettant fin par les tribunaux populaires aux scandaleuses impunités des barons féodaux, obligeant les profiteurs rendre gorge, jouant de la corde et du poignard pour rétablir le droit des gens contre celui des puissants

.

5/ Nous sommes les Illuminés de Bavière, et nous cherchâmes à renverser la monarchie allemande dix ans avant la Révolution française, pour en finir avec le gouvernement et la propriété privée parce que nous voulions abolir toute subordination sur la surface de la terre, sillonnant l’Europe pour échapper aux persécutions menée par la société secrète de la Rose-croix d’Or qui avait bafoué et souillé l’idéal de la première Rose-Croix , et diffusant , partout où nous étions , l’esprit des Lumières dans les loges maçonniques.

 

6/ Nous sommes les Carbonari qui initièrent François 1er dans une modeste cabane de travailleurs, prirent le maquis contre les Bourbons de Naples et les troupes autrichiennes, mirent en échec les polices de la Restauration et de la Monarchie de Juillet et travaillèrent à renverser le Trône et l’Autel, et nous vîmes nos quatre frères et cousins décapités à La Rochelle mais nous eûmes le temps de tracer sur leur poitrine l’Échelle de La Résolution.

 

 

7/ Nous sommes les Frères de la Cô te, flibustiers et pirates de haut rang, pillant et rançonnant les navires marchands, vivant dans nos farouches utopies, sous le drapeau noir et les tibias entrecroisés, ce que nulle utopie de bureaucrate politicien n’est parvenue à réaliser depuis :l’égalité fraternelle, la liberté sans limite et la jouissance dépensière. Notre fraternité par-delà terre et mer a fait honte à Satan et rendu Dieu, qui n’existe pas, jaloux. Nous fûmes les premiers à découvrir la mondialisation du capital, lorsque les caravelles chargées d’or et d’épices sillonnaient les océans, et contrairement à vous, nous n’attendîmes pas le Grand Soir pour voler les voleurs et vivre comme des gueux couronnés.

 

8/ Nous sommes les avant-postes de l’armée du Général Ludd. En l’an de Grâce 1811, nous parcourûmes la campagne anglaise et dévastâmes les usines, détruisant les machines et riant à la face des bourgeois notables. Le gouvernement à la solde du capital nous envoya des milliers de soldats en armes. Une loi scandaleuse déclara que les machines étaient plus importantes que les hommes. La révolte éclata et ceux qui échappèrent au nœud coulant furent déportés en Australie. Et pourtant, le Général Ludd passe encore au galop à la lisière des champs, ralliant ses troupes du fin fond de la nuit.

 

9/Nous sommes les neuf vengeurs d’Adonhiram, diligentés par le très sage roi Salomon pour châtier les assassins de notre cher maître. Là où le crime et l’injustice triomphe, là où l’on enchaîne le peuple par la superstition, la violence ou l’argent, la où les puissants écrasent la veuve et l’orphelin, là où tant de nos sœurs sont bafouées, trompées, trahies par des tricheurs, là où des petites princesses qui s’ignorent sont traitées comme des souillons,, nous sortons de l’ombre le temps de porter de notre glaive un coup fatal, puis nous retournons au secret.

Aujourd’hui que triomphe l’arrogance des puissants, que les tricheurs tiennent le haut du pavé, que les faux-séducteurs trompent nos sœurs et leur mentent, que les "souffleurs" , faux alchimistes, usent et abusent de l'idéal de nos soeurs et frères, aujourd’hui, quittant notre nid d’aigle , nous sommes revenus dans la Vallée des hommes.

Et nous faisons appel à vous pour venir au Camp de Rendez-vous dans la clairière de l’Être, sous votre bannière enfin haut levée, unir vos forces aux nôtres, pour hâter le cours naturel de l’histoire par certaine alchimie de l’Amour dont nous avons le secret, pour aider chaque frère et sœur , enchainés dans l’illusion et la croyance, à se libérer et s'émanciper.

 

Nous sommes La CONFRERIE DES NOBLES VOYAGEURS, empruntant les vêtements du siècle où nous sommes, parlant la langue des hommes et femmes qui nous offrent avec sincérité  le pain, le feu, le sel, mêlés à la foule anonyme, parmi les baladins, les lépreux et les catins, mais cachant sous nos pouilles le secret du vrai sel, celui de l’amour vrai.

Assemblée hétéroclite de parias, de gentilshommes de fortune, de déclassés, de rêveurs sans scrupules, nous n’avons d’autre maître que notre conscience et nous sortons de l’ombre pour faire briller une fois encore l’éclair de nos poignards  pour venger vos espoirs bafoués et celui de notre sourire fraternel.

Aussi, si vous voulez nous connaître, descendez visiter l’intérieur de la terre, et là-bas, au plus profond, au plus vrai, au plus noir du noir, nous nous reconnaîtrons et nous nous rejoindrons.

A toujours, à jamais, à tout de suite…

 

C’est-à-dire à très bientôt.

 

JV  

 

 (2) La conjuration des vengeurs. Laurent Ducastel. Jacques Viallebesset. Editions Dervy. 2007

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 18:00

 

Les mots sont feuilles mortes

Usés trop usés d’avoir trop mal servi

Ils jonchent vos vies devant votre porte

A force de ne les avoir pensés ni ressentis

Vous ne savez que parler

Alors que c’est DIRE qu’il faudrait

Comment retrouver l’arbre vivant

Sous l’écorce de bois mort

Et qui croire désormais

En sachant que c’est vrai

Comment palper du bout des doigts

Les gouttes de résine du sens

Derrière les apparences

Et retrouver la flamme

Dans les fossiles et la cendre

Comment dire à une femme

En étant sûr qu’elle va vous rendre

Comment être compris maintenant

Et pouvoir faire autrement

En épanchant ses sentiments

Que de faire couler son propre sang

Et comment écrire ses espoirs et ses rêves

Sans tremper sa plume dans la sève

Comment dire l’Amour et la Joie

En partageant confiance et foi

Et plus encore dire »je t’aime »

Et être entendu de même

Faudra-t-il donc me taire

Et accepter que l’on m’enterre

Sans avoir su sans avoir pu

Et que jamais jamais plus ...

La lettre est sédentaire

Mais le sens, lui, est nomade

Ah ! crier que mon cœur bat la chamade

Une dernière fois à la face de l’univers

L’arbre de mes poèmes

Saura cacher la forêt de vos paroles

Son feuillage vibre et chante sous les archets du vent

Il est peuplé de piafs de libellules de tourterelles

Qui portent ce message des confins de la terre à leurs pôles

Et, en vrai, on s’aime dans l’Agapè

Comme des frères, des amis et des amants

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 06:00

Rien. Ni lire, ni écrire, ni réfléchir.

Rien d’autre que vivre l’amour, le vrai.

Ne prendre que l’espace d’aimer sa compagne de vie,

Les nuages, les parfums, les saveurs, la mer

Mettre l’un dans  l’autre  nos pas dans le sable,

Traces de vie à jamais absorbées,

Ne prendre que le temps d’aider à s’envoler brinquebalant

L’hirondelle qui vient  se cogner à ma vitre.

Aimer l’amour dont le miel guérit toutes les blessures.

La vie comme une caresse d’une main dans la mienne

Cela aurait été la belle vie …la joie, la sienne et la mienne.

Et me voilà, cheminant vers le néant, boitant à jamais,

Les miettes brisées de mon cœur dans une besace

Pleine d’espérances inutiles et de désirs bafoués,

Condamné à faire halte dans de misérables étapes

Où je m’enivre à boire l’amer breuvage des amours bannis.

Rien. Ni rêves, ni espoir, ni rires, non plus d’élan.

« Vivre seul et libre comme un arbre et fraternellement

Comme une forêt » disait Nazim Hikmet avant qu’on ne l’abatte.

Ô vous, mes frères et sœurs humains, seulement cela

Serait –il encore possible alors que mon arbre git par terre ?

Il n’y a plus, maintenant, sur terre, d’endroit ou reposer ma tête.

 

 

 

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 06:00

 

186 triNum 036 B

 

 

Je suis aux quatre routes

Mon cœur dépenaillé

La ville alentour

Est un bateau ivre qui sombre

Je veux parler du levain de cet amour

Qui me tourmentera toujours

Je suis au ras du sol

Au milieu des pavés

Tout près du caniveau

Ce qui aurait pu être

Cette douceur transparente

Cette architecture légère

Cette attention réciproque

Pourquoi s’est-elle trompée

Ma princesse apeurée

Alors que c’était de l’élan

Puissant et fort de la vie

Pour la protéger qu’il s’agissait

Comment va-t-elle faire

Sans autres fondations

Que la vérité d’elle

Au plus profond de son ventre

Et que puis-je ajouter

Sans ternir le propos

De ces jours vides

Dans lesquels je tombe

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 18:00

Je te garde nos enfances

Pour jouer avec toi

Pour rire avec toi

Pour écraser les chagrins

Du subir d’autrui

Incohérents préjugés

Du mal écartelé

Sur la meule de pierre  

Moelleuse de l’Amour

 

Tu n’es pas là

Mais je sens ton visage

De vent sur mon épaule

Ton sourire comme l’éclat

D’une fleur de pavot

Quand viendras-tu

Rallumer mes feux

Verser entre mes bras

La flamme de ton corps

Quand viendras-tu

Faire de notre amour

Le brasier où nous réchauffer

 

Je te garde la tendresse

D’un cœur de froment

La chaleur du fruit de mes sarments

La vigueur de mon bras

Pour t’empêcher de tomber

Les printemps jaillissant

Au cœur de l’automne

Une cinquième saison

Avec toi à inventer.

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 11:00

Femme ma déchirure

Blonde et profonde

Ourlée par les étangs

Gris de l’incertitude

 

Femme ma démesure

Qui galope à s’y perdre

Folle et pathétique course

Alors que je t’ai reconnue

 

Femme ma blessure

Qui s’entête à ne pas croire

A la vraie vie au bel espoir

Alors que tu m’as trouvé

 

Femme ma poudre d’or pur

Pépite d’amour dans le cœur

Qu’encore personne n’a révélée

Ouvre tes yeux : j’existe

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 06:00

La fausse vie regorge de ces pantins

Que l’on  appelle des Z’hommes

Laisse-moi te dire comme

Leur enfer compliqué n’est pas le tien

 

De laides grenouilles croassantes

Qu’accompagnent ces crapauds

Bavent des torrents de mots

Et leurs paroles insignifiantes

 

La bonne conscience satisfaite

Sirote ses menthes à l’eau

La bêtise ignorante de ces zozos

Ne te sera jamais une fête

                              

Princesse nomade qui leur sert

Fermée à leurs regards indifférents

A moins qu’ils ne soient malvoyants  

Tu es un feu follet dans leur pauvre désert

 

Gaspiller ton courage, cendrillon

Ne rendra pas leur face plus humaine

A y user des mois, des années et des semaines

Toi qu’ils traitent souvent comme une souillon

 

Parfois leurs vulgaires bouches

Profèrent d’obscènes mensonges

Efface-les d’un coup d’éponge

Et plus jamais ne t’effarouche

 

J’écris ces mots-soleils volés

A la braise de tes yeux ardente

Ces escarbilles de la pureté

Où tremper ma plume brûlante

 

A toi qui semble autre moi-même

Je déclare, persiste et signe

Aie foi dans le meilleur de toi-même

Jamais jamais ne te résigne

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 18:00

Ma mie le monde est à l’envers

Pinocchio attend sa fée bleue

Assis derrière une table

Au fond d’une caverne

Dans le ventre de la baleine

Son amour est en retard

Elle a encore des tigres

Et des dragons à affronter

 

Ma mie le monde est à l’envers

Pinocchio porte la lumière

Pour t’aider à te hisser

Au plus haut de ta lucidité

Prendre avec lui ton envol

Sa conscience est en retard

Elle doit vaincre la sorcière

Et mettre à bas les masques

 

Ma mie le monde est à l’envers

Pinocchio connaît le chemin

Pour libérer la petite princesse 

Liée dans la gangue de la survie

Au fond de toi non reconnue

Sa raison est en retard

Elle a encore des frayeurs

Et a peur d’elle-même oser

 

Ma mie le monde est à l’envers

Pinocchio a dans son cœur une boussole 

Pour t’orienter vers la liberté

Sa vérité est en retard

Malgré les douleurs du passé

Elle croit encore et encore

Que les mêmes causes

Ne produisent pas les mêmes effets

 

Ma mie le monde est à l’envers

Pinocchio a reconnu sa fée

Qui ne l’a pas encore reconnu

Pour ce qu’en vérité il est

Juste un homme qui t’aime

Il sait que pour te trouver toi-même

Il suffit que tu sois vraiment aimée

Pour ce que tu es : une merveilleuse fée.

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Présentation

  • : L'atelier des Poètes - par Jacques Viallebesset
  • : VIVRE POETIQUEMENT, L'AMOUR VRAI, LA JOIE D'ETRE sont les trois facettes d'une seule et même chose qui se nomme: ETRE et ne pas seulement exister. Lorsqu'on vit poétiquement, forcément, ça laisse des traces....
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