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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 05:00

Avez-vous déjà vu parmi les champs de neige

Des juifs gelés en rangs l'immobile cortège?

 

Sans un souffle étendus, marbrifiés et bleus

Leur corps sont là, pourtant lamort n'est pas en eux

 

Car leur ême gelée a des lueurs fugaces,

Poisson doré saisi dans sa vague de glace,

 

Ni muets ni bavars: chacun pense sans bruit;

Le soleil a gelé aussi dans la nuit.

 

Aux lèvres roses par le gel déjà figées,

Un sourire est resté qui ne peut plus bouger.

 

Couché près de sa mère un enfant semble attendre

Ces bras pour le nourrir qui ne peuvent se tendre.

 

D'un vieillard nu le poing serré se pétrifie,

Il ne peut libérer de la glace sa vie.

 

J'ai connu jusqu'ici des morts de toutes sortes,

Je ne suis point surpris des masques qu'elles portent.

 

Pourtant dans ce Juillet si chaud, en pleine rue,

Comme un vent de folie un froid m'a parcouru.

 

Elles viennent vers moi les dépouilles bleuies

Des juifs gelés en rangs dans la neige éblouie.

 

Des sédiments marbrés s'étendent sur ma peau,

Et s'arrêtent soudain la lumière et les mots.

 

Et du viellard gelé mon corps prend l'inertie,

Qui ne peut libérer de la glace sa vie.

 

 

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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 05:15

Une pièce sans livres, c'est comme un corps sans âme.

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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 05:00

J'ai besoin de voir la terre

de reprendre la lecture à la sagesse des récitants

de penser comme l'aigle

J'ai besoin de voir la terre, intégrale

de restituer le chant à la poésie

d'appeler les montagnes étrangères: ô mes soeurs

de soustraire le coeur au cadavre des souhaits

au miel lourd des prophètes

 

Peut-être reste-t-il sur les hauteurs des montagnes

d'autres lilas que tes yeux

un autre fil d'argent que ta voix

Peut-être reste-t-il

dans un lieu superbe purifié par les pêchés

un appel qui n'a pas été lancé

un métal qui n'a pas été palpé

un désir qui n'a pas abouti

 

Ô mon ailée que je ne peux nommer autrement que

mon aimée

la fleur de l'âge risque de s'enflammer dans ma main

alors je t'en prie

je t'en prie

séparons-nous

 

Ce soir se termine à Sète le festival de poésie "Voix vives de Méditerranée en Méditerranée" , en partenariat avec le magazine littéraire qui, danson numéro Juillet/Aout est inséré un CD d'une sélection de poèmes de la Méditerranée.

 

 

 

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 05:15

Il n'y a pas d'amour, il n'y a que des preuves d'amour.

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 05:00

Viens...Ou que le songe t'amène

Viens...Je suis la lvre interdite

 

Pose ma joue sur les tiennes une année

Et dors...Nous n'aurons plus de parole

 

Je suis le visionnaire ...et mes chemins sont trois

Devant ou devant ou devant

 

Et toi le blé aux mains qui poussent

Le soleil par où la paix commence

Viens...Après qu'il avance et avance

Viens...Avant que l'obscurité ne parvienne

 

Pour le premier arrivant mon coeur frémira

Et de dessus mon corps le marbre on otera

 

Là j'ouvrirai ma tombe et vivant me lèverai

Combien d'amants l'amour n'a-t-il fait ressusciter.

 

Jusqu'au 30/07 a lieu à Sète le festival de poésie "Voix vives de Méditerranée en Méditerranée" en partenariat avec "Le Magazine Littéraire" qui, dans son numéro Juillet/Aout présente un CD d'enregistrement de poètes de la Méditerranée.

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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 05:15

Un seul oiseau est en cage et la liberté est en deuil.

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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 05:00

Mon fils, donne-moi ta main et regarde-moi dans les yeux

Je vais lire les années où tu n'as pas encore erré

Je verrai la terre où tu cherches en solitaire

La mer qui s'est ouverte pour que tu viennes jusqu'à moi

Et les flots jetés à ta poursuite.

 

Vois, tes yeux passent d'une couleur à l'autre

De la couleur des feuilles vertes à celles de la terre,

Tes yeux semblent ne pouvoir se décider,

Ils se fondent dans la tempête

Ils sont emportés par le torrent,

Tu n'as pas de pays, mon fils, parce que le tien t'a rejeté

Ou peut-être l'as-tu quitté parce que tu ne l'aimais plus,

Ta mère, ce n'est pas les rochers durs comme le silex,

Ce n'est pas la terre

Ou les rochers faits de sang battus par les vents

Ce n'est pas la terre au sensoù tu l'as toujours cru.

Ta mère, c'est la brise marin qui se lève sur les flots,

La poussière qui vole sur les routes et les champs,

La vague qui t'a enfanté que pour te rejeter

Ta mère, c'est un oiseau fou qui ne sait pas où il va

Ta mère, c'est la vie qui bat dans tes artères.

 

Va, mon fils, suis le chemin que tes yeux te montrent

Pars chercher la terre que tu ne trouveras pas.

Parcours les rivages qui s'étendent sur les eaux.

 

Tu continueras à porter ta peine, à être blessé par l'amour

Beaucoup te feront l'amour, personne ne t'aimera;

Tu voudras trouver le repos dans des lits vastes et propres

Tu ne le trouveras pas et tu ne pourras pas fermer les yeux

Tu pleureras les pas que feront tes jambes

Tes jambes qui marcheront sans savoir où elles vont.

 

Va, mon fils, où le vent te mène,

Va , cherche la femme la plus belle qui ait jamais vécu

Vas, nourris-toi des fleurs et étanche ta soif avec l'eau

Des grandes vallées des terres lointaines.

 

Car tu n'es rien d'autre qu'une rafale de vent affligée

Et maintenant il ne te restequ'à ouvrir grand les bras,

A ouvrir les ueux, à respirer un grand coup

Et...à prendre ton vol.

 

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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 05:15

Je ne suis pas vraiment libre si je prive quelqu'un de sa liberté.

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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 05:00

Le chagrin de l'absence est comme une danseuse

Qui refait mille fois la feinte et le baiser

Ah que les jours sont longs et les fenêtres creuses

Où nous ne sommes plus que des mains décroisées

Mon soleil mon amour mon parfum ma démence

Je te donne les noms de qui fait mon tourment

Et le jour qui finit à peine recommence

Et je te quitte encore et c'est moi le dément

Les pas de cette vie ont marqué mon visage

Je me reconnais mal dans les miroirs muets

Je lis ce roman noir sans en couper les pages

Rien n'y chante pour moi que celle où tu es

A quoi bon

 

 

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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 05:15

Les rêves sont la littérature du sommeil.

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Présentation

  • : L'atelier des Poètes - par Jacques Viallebesset
  • : VIVRE POETIQUEMENT, L'AMOUR VRAI, LA JOIE D'ETRE sont les trois facettes d'une seule et même chose qui se nomme: ETRE et ne pas seulement exister. Lorsqu'on vit poétiquement, forcément, ça laisse des traces....
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