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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 05:00

Il y avait une femme

au milieu de la terre,

si rongée de mystère

qu'on la prenait pour un fruit pouri.

Et les hommes la piétinaient

pour lui arracher ses rêves;

tiède jus échappé des lèvres

que le sol à pleine bouche buvait.

Laisserai-je voguer un fruit pourri

dans sa saison de grande peine

avec ses cris de mort-né?

Il y avait une femme

aux contours de musique,

marguerite au halo d'or

confondue avec la lune.

Au réveil-en aurai-je le coeur net?-

effeuillée pour se distraire

au contact de mille doigts.

Et j'attendais son message

comme aux plus beaux jours de la vie.

Rien ne vint. Nul ne sut que j'étais vivre

de me mirer dans le lac

où l'oiseau abattu reposait.

Comment la nuit fait-elle à suivre

le mal que je nourris au secret?

Elle me livre comme un prisonnier

poings liés au désespoir.

Tant de larmes ont coulé depuis.

La nuit dévore ceux-là seuls qui tombent.

Il y avait une femme

sur le chemin pierreux du soir

qui ne voulut jamais dire son nom

mais qui s'appuyait à mon épaule

et parlait d'avenir.

J'ignorais son visage.

Je ne me souviens que de ses lèvres

tant il ya vait dans l'air

d'étranges insectes lents

qui ressemblaient à des grains légers de riz.

Il y avait une femme

qui riait sur mon épaule

et j'étais comme un arbre

emporté par l'oiseau.

Je ne sais plus où je vais

Le temps des fleurs est consommé.

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  • : L'atelier des Poètes - par Jacques Viallebesset
  • : VIVRE POETIQUEMENT, L'AMOUR VRAI, LA JOIE D'ETRE sont les trois facettes d'une seule et même chose qui se nomme: ETRE et ne pas seulement exister. Lorsqu'on vit poétiquement, forcément, ça laisse des traces....
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